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Histoires
dernière mise à jour : jeudi, 22 avril 2010

Liste des 17 histoires (liens rapides)

Les 2 moines zen.
Les 4 aveugles et l'éléphant.
Les 7 merveilles du monde.
Ainsi sois-je.
L'âne tombé dans un puits.

Les gros cailloux.
Clarté (l'histoire de Saraha, un des fondateurs du tantra).
L'écho.
Les étoiles de mer.

L'histoire de Kali.
La leçon du feu.
Le mental.
Le meunier, son fils et l'âne.

Étant neutre, on est préparé à tout.
Stella et le lutin.
La tache.
Où cacher la vérité ?
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Les 2 moines zen

Comprenez que vous reprochez aux autres ce que vous n'acceptez pas en vous-même. Vos jugements sont la projection de ce que vous réprimez ou refoulez.

Deux moines zen s'apprêtaient à traverser une rivière à gué. Une belle jeune
femme les rejoignit. Elle aussi devait passer sur l'autre rive, mais la violence du courant l'effrayait. Un des moines la chargea sur ses épaules et la déposa de l'autre côté. Son compagnon n'avait pas desserré les dents. Il fulminait : un moine bouddhiste n'était pas autorisé à toucher une femme et voici que celui-là en portait une sur ses épaules ! Des heures plus tard en arrivant en vue du monastère, le moine puritain annonça :
— Je vais informer le maître de ce qui s'est passé ; Ce que tu as fait est interdit !
Le moine secourable s'étonna :
— De quoi parles-tu ? Qu'est-ce qui est inerdit ?
— As-tu oublié ce que tu as fait ? s'indigna l'autre. Tu as porté une belle jeune femme sur tes épaules !
— Ah oui, bien sûr, se souvient le premier en riant. Il ya belle lurette que je l'ai laissée au bord de la rivière. Mais, toi, la portes-tu toujours ?

Tout ce que vous refoulez au fond de votre psyché continue de transparaître dans votre comportement. Même quand vous éludez quelque chose, cette fuite est elle-même révélatrice.
Osho (traduit de l'anglais)
Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet du jugement.
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Les quatre aveugles et l'éléphant

Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant.
Le premier toucha la jambe de l'animal et dit : « L'éléphant, c'est comme un pilier ».
Le second palpa la trompe et dit : « L'éléphant, c'est comme une massue ».
Le troisième aveugle tâta le ventre et déclara : « L'éléphant, c'est comme une grosse jarre ».
Le quatrième enfin, fit bouger une oreille de l'animal et dit à son tour : « L'éléphant, c'est comme un grand éventail ».

Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet.
Un passant leur demanda la raison de leur querelle ; ils la lui exposèrent et le prirent comme arbitre.
L'homme déclara : « Aucun de vous n'a bien vu l'éléphant. Il n'a pas l'air d'un pilier mais ses jambes sont des piliers ; il n'a pas l'air d'un éventail, mais ses oreilles éventent ; il n'a pas l'aspect d'une jarre, c'est son ventre qui y ressemble ; il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue. L'éléphant est une combinaison de tout cela : jambes, oreilles, trompe et ventre ».

Ainsi se querellent ceux qui n'ont vu que l'un des aspects de la Divinité.
Ramakrishna
Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet du
divin.
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(Les) 7 merveilles du monde

On a demandé à un groupe d'étudiants de dresser la liste de ce qu'ils croyaient être « Les Sept Merveilles du Monde » de notre époque.
Il y eut quelques différences mais voici en gros ceux qui ont reçu le plus grand nombre de votes :

1. Les grandes pyramides d'Égypte
2. Le Taj Mahal
3. Le Grand Canyon
4. La Canal de Panama
5. L'Empire State Building
6. La Basilique St-Pierre
7. Le Grand Mur de Chine

Pendant qu'elle compilait les votes, l'enseignante nota qu'une étudiante n'avait toujours pas remis son papier.

Elle demanda alors a la jeune fille si elle avait de la difficulté à dresser sa liste. Elle répondit : « Oui, un peu. C'est difficile de décider car il y en a tellement ! »

L'enseignante dit, « Dis-nous ceux que tu as, et peut-être pourrons-nous t'aider ».

La jeune fille hésita puis dit, « Je crois que les Sept Merveilles du Monde sont :

1. Regarder
2. Écouter
3. Toucher
4. Goûter
5. Sentir
6. Rire
et…
7. Aimer
Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet de la simplicité, de l'ordinaire et des yeux.
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Ainsi sois-je

En Inde, on raconte l'histoire d'un homme bienveillant et paisible qui allait prier chaque matin dans le Gange.
Un jour, une fois sa prière terminée, il remarqua une araignée venimeuse en train de se débattre dans l'eau et la recueillit dans le creux de sa main pour la transporter vers la rive.
Alors qu'il la déposait par terre, celle-ci le piqua.
Sans qu'il le sache, toutes ses prières diluèrent cependant le poison.
Le jour suivant la même chose se produisit.
Le troisième jour, le bienveillant homme était de nouveau dans l'eau jusqu'aux genoux. Et, bien entendu, l'araignée était là aussi, nageant frénétiquement.
Il la sauva de nouveau et elle le piqua de nouveau. Puis elle lui dit :
« Pourquoi t'obstines-tu à me sauver ? Tu ne vois pas que je te pique chaque fois ? »
Et l'homme bienveillant de répondre :
« Parce que c'est ainsi que je suis fait, tout comme toi qui ne peut pas t'empêcher de me piquer ».
- histoire indienne (Inde) -
Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet de l'
ego, et de la personnalité.
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L'âne tombé dans un puits

Un jour, l'âne d'un fermier tomba dans un puits.
L'animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il décida que l'animal était trop vieux et que le puits devait disparaître de toute façon, et qu'il n'était donc pas rentable de récupérer l'âne.

Il invita tous ses voisins à venir et l'aider. Tous se saisissent d'une pelle et commencent à enterrer le puits.
Au début, l'âne réalisa ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, au bout de quelques secondes, à la stupéfaction de chacun, il se tut. Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda finalement dans le fond du puits fut très étonné de ce qu'il vit.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus…

Bientôt, à la grande surprise de chacun, l'âne sortit hors du puits et se mit à trotter !

Une réflexion tantrique au sujet de la différence entre
DÉSIRER et VOULOIR.
Une citation au sujet de perdre.
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Clarté

Voici l'histoire écourtée de Saraha, fondateur du tantra, racontée par Osho. Pour l'histoire complète je vous renvoie aux deux livres « TANTRA – Le chant royal de Saraha » ed. Le Voyage Intérieur ISBN 2-907554-04-2 (volume 1) & 2-907554-05-0 (volume 2).

Ce qui est cérébral, acquis, doit céder la place à ce qui est existentiel.
Ce qui est en plastique doit s'effacer devant ce qui est réel.

Saraha est le fondateur du tantra comme Bodhidharma est celui du zen. Si je devais citer dix bienfaiteurs de l'humanité, Saraha figurerait parmi eux. Si je devais n'en choisir que cinq, je ne pourrais omettre Saraha. Il est né à Vidarbha dans le Maharashtra, non loin de Poona. Son père était un brahmane érudit de la cour du roi Mahapala. Le roi étais disposé à donner sa propre fille à Saraha, mais celui-ci rêvait de renoncement. Il devint le disciple de Shri Kirti.

La première directive qu'il reçut fut d'oublier les Védas et toute autre forme de savoir livresque. Progressivement, Saraha effaça tout ce qu'il avait appris. Il devint un grand méditant. Un jour, il eut une vision. Il vit une femme sur un marché et sut qu'elle serait son
maître. Shri Kirti l'avait mis sur la voie, l'initiation véritable viendrait de cette femme. Il dit à Shri Kirti : « Tu m'as indiqué la voie, tu as anéanti mes connaissances et accompli la moitié du travail. Mon ardoise est nettoyée, je suis prêt pour le reste ».

Shri Kirti le bénit et Saraha partit. Il arriva sur un marché et eut la surprise d'apercevoir la femme révélée par la vision. Elle était occupée à confectionner des flèches. Une fabricante de flèches était une personne de basse caste. Que Saraha, un brahmane instruit et renommé de la cour du roi, se soit adressé à une telle femme est riche en significations symboliques. Ce qui est cérébral et acquis doit retourner à ce qui est existentiel. Le faux, le plastique, le succédané doit céder la place à l'authentique. Saraha observa la femme. Fermant un œil, elle prit la pose d'un archer et visa une cible invisible. Saraha pressentit le message. Il en avait si souvent entendu parler, il l'avait étudié dans les livres et en avait discuté avec d'autres. Mais ce jour là, pour la première fois, il voyait le « juste milieu » en acte : la femme ne regardait ni à gauche ni à droite, elle était totalement orientée vers le centre. Cette femme avait une beauté plus que physique, elle était spirituellement belle. Saraha s'abandonna. Il vit clairement que c'était cela, la méditation. Il ne s'agissait ni d'une pose, ni de la répétition d'un mantra, ni de rites, ni de l'appartenance à une eglise, mais d'être dans la vie, de s'adonner aux petites occupations quotidiennes en étant totalement conscient, en étant tellement attentif que, de ce fait, chaque geste devient profond. Il comprit enfin. Il avait essayé de méditer, il avait lutté avec acharnement et voici que la méditation lui apparaissait en chair et en os.

Saraha alla vivre avec cette femme dans un champ de crémation. Un amour immense existait entre eux. Un tel amour dépasse ce qu'une relation amoureuse peut donner. L'amour humain est plus intime, sans aucun doute, car il implique les corps. Au mieux, il englobe aussi le mental et la psyché. En général, il ne s'agit que des corps. Entre le maître et le disciple, il y va de l'âme. Un tel amour est très rare. Saraha devint un adepte du tantra, guidé par la femme aux flèches. Il ne méditait plus. Il avait déjà renoncé aux Védas, aux saintes écritures et au savoir. A présent, il laissait tomber la méditation. Le chant et la danse étaient devenus sa méditation, célébrer et fêter étaient désormais son mode de vie. Et il vivait parmi les bûchers ! La beauté du tantra est qu'il unit les opposés et transcende le paradoxe. Un lieu de crémation vous remplit de tristesse. Pourtant, si vous ne trouvez pas la joie parmi les cadavres, toutes les autres joies de votre vie seront des leurres. Si vous pouvez vous réjouir face à la mort, vous accéderez à la sérénité réelle. Elle ne sera plus conditionnelle.

Saraha acquit l'esprit religieux authentique parce que sa vie était devenue jeu.
Osho (traduit de l'anglais)
Rapport avec le tantra :
1. Le tantra donne la clarté par rapport à sa vocation, sa vie.
2. Bien que tout le monde sait que ce n'est qu'un mythe, Saraha est considéré comme un des fondateurs du tantra.
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L'écho

Un petit garçon, nommé Jules, ne savait pas encore ce qu'était un écho.
Un jour, alors qu'il joue dans une prairie près de chez lui, il se met à crier : « Ho-hé ! »
Immédiatement, il entend les même mots se répéter dans le vallon tout proche.
Croyant que quelqu'un s'y est caché, il demande d'un air étonné :« Qui est là ? »
La voix mystérieuse répète aussitôt : « Qui est là ? »
Jules s'écrie alors : « Tu es stupide ! »
Et les mêmes mots lui sont aussitôt renvoyés par la même voix.
Là-dessus, Jules se met en colère et il apostrophe de plus en plus violemment cet inconnu qui se moque de lui.
L'écho lui rend ses injures avec une fidélité parfaite. Hors de lui, Jules se dirige vers le vallon pour y dénicher l'insolent qu'il imagine s'être caché. Bien évidemment, il n'y trouve personne.
Il court alors à la maison pour se plaindre à sa mère de ce qui lui est arrivé. Il lui raconte qu'un méchant garçon caché dans le vallon l'a insulté.
Sa mère lui répond : « Cette fois tu as tort, car tu n'as entendu que l'écho de tes propres paroles. Si tu avais lancé une parole affectueuse, il t'aurait répondu par une parole affectueuse aussi.

Il en va de même dans la vie : La conduite des autres à notre égard est le plus souvent l'écho de la nôtre envers eux. Si nous agissons honnêtement avec eux, ils agissent honnêtement avec nous. Mais si nous sommes désobligeants, durs et grossiers avec nos semblables, nous ne pouvons rien espérer de mieux de leur part ».
Souvent, sans nous en rendre compte, nous sommes les créateurs des situations qui nous arrivent. Lorsque nous avons des pensées positives, nous recevons du positif. Au contraire, lorsque nous voyons tout en noir, nous attirons les problèmes et nous nous y noyons. C'est un cercle vicieux tant dans le négatif que dans le positif, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il est en notre pouvoir d'orienter nos pensées.
Tout ce qui nous arrive est l'écho de nos pensées, choisissons donc de penser positif et le retour n'en sera que positif.

« Ne faisons pas à autrui ce que nous ne voulons pas qu'on nous fasse ».
A. van Hasselt
Rapport avec le tantra : lire les réflexions des mots
amour, conscience, croyance, penser et zone (à risque).
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Les étoiles de mer

Un jour des milliers et des milliers d'étoiles de mer s'étaient échouées sur la rive d'une grande plage à Bali.
Une petite fille en ramassait et les rejetait dans l'eau.
Quand je lui dis que cela ne servait à rien, car il y en avait tellement, elle me répondit :

« Pour celles que je peux rejeter, cela en vaut la peine ! »
- Auteur inconnu -
Rapport avec le tantra : lire les réflexions des mots
amour, croyance, penser et zone (à risque).
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Les gros cailloux

Un jour, un vieux professeur de l'Ecole Nationale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq
ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour passer sa matière.

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :
– « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »
Tous répondirent :
– « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta :
– « Vraiment ? »

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux… jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit :
– « Probablement pas ! »
– « Bien ! » répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :
– « Non ! »
– « Bien ! » répondit le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sous la table et remplit le pot jusqu'a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
– « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
– « Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

– « Non », répondit le vieux prof., « Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors :
Un jour, un vieux professeur de l'Ecole Nationale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour passer sa matière.

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit :
– « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot Mason d'un gallon (pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »
Tous répondirent :
– « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta :
– « Vraiment ? »

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux… jusqu'au fond du pot.

Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit :
– « Probablement pas ! »
– « Bien ! » répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :
– « Non ! »
– « Bien ! » répondit le vieux prof.

Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sous la table et remplit le pot jusqu'a ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
– « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
– « Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

– « Non », répondit le vieux prof., « Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors :
– « Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? »
– « Votre santé ? »
– « Votre famille ? »
– « Vos ami(e)s ? »
– « Réaliser vos rêves ? »
– « Faire ce que vous aimez ? »
– « Apprendre ? »
– « Défendre une cause ? »
– « Relaxer ? »
– « Prendre le temps… ? »
– « Ou… toute autre chose ? »

– « Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ? » Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) ».

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
- ANONYME -
Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet de la conscience et de l'essence.
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L'histoire de Kali Kali

Brahman (avec un « N »), le non manifesté, le (Grand) TOUT, l'incompréhensible, eut un jour le désir de se diversifier.
Il créa donc Brahma (sans « N »), le manifesté et Sarasvati, la pureté et la sagesse.
Quand la sagesse se développa et se mis à se matérialiser de plus en plus, Lakshmi, la déesse de la beauté et de la prospérité pris forme. Elle eut un compagnon nommé Vishnu.
Peu après, le genre humain apparut.
Mais avec l'expansion de la prospérité (des humain) arriva l'envie, la jalousie, les angoisses, les
peurs (la peur de perdre ses biens, la peur qu'il n'y en ait pas assez pour tout le monde) et bien d'autres démons virent le jour.

Shiva fut créé pour intervenir de façon régulière, en détruisant ici et là, l'ancien pour faire place au nouveau.
Malgré cela, au bout d'un certain temps, quelques millénaires donc, les démons devinrent tellement nombreux et puissants que les dieux et déesses de lumières durent battre en retraite.

Ce fut le moment ou Brahma, Vishnu et Shiva décidèrent de faire naître Kali.

Kali était tellement féroce qu'elle tuait les démons les plus monstrueux.
Et plus elle massacrait, plus elle s'enivrait de ce sang, de ces tueries, de sa propre explosion d'énergie de Shakti divine.

Au bout d'un moment, c.-à-d., au bout de quelques autres millénaires, elle ne se limita même plus aux démons, mais, sous l'emprise de sa frénésie, elle se mit à tuer aussi les dieux et déesses de lumière.
Shiva eut alors recours à une ruse. Il se transforma en bébé agonisant en plein milieu du champ de bataille engendré par la guerre entre Kali et les démons.

Lorsque Kali le découvrit ce pauvre bébé en pleurs son cœur s'ouvrit tout grand et elle se mit à lui accorder tous ses soins
Alors Shiva reprit sa forme divine avec son vajra (= son sexe) en pleine érection (eh oui, ce n'est pas d'une histoire de curé dont il s'agit ici).

Kali, subjuguée et encore pleine de Shakti (= de vitalité désireuse), s'assit sur Shiva et en faisant l'amour suprême, le mahamudra, s'ouvrit à la douceur. Le mental disparut et, avec lui, la dualité et Brahman put recouvrir sa forme primaire, l'unité, le non manifesté, pour permettre la naissance d'un nouveau cycle de l'univers.
Sono libre d'aprs l'enseignement du tantra cachemirien

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La leçon du feu

Un membre habituel d'une certaine église cessa subitement de venir au culte. Après quelques semaines, le représentant du culte décida de lui rendre visite. C'était par une soirée froide. Il trouva l'homme seul à le maison face à un feu ouvert flamboyant.

Devinant la raison de sa visite, l'homme lui souhaita la bienvenue, l'invita à s'asseoir dans un grand fauteuil près du feu et attendit.

Le représentant du culte se mit à l'aise, resta silencieux et contempla le
jeu des flammes autour des bûches.

Après quelques minutes, il prit saisit les pinces, choisit une braise ardente et la sépara des autres braises.

Puis il se rassit dans son fauteuil, silencieux. L'hôte regarda attentivement ce qui se passait. Les flammes de la braise isolée diminuaient, brusquement, elle eut un dernier éclat et s'éteignit. Très vite elle devient complètement froide.
Aucun mot n'avait été prononcé depuis l'arrivée du visiteur. Juste avant qu'il ne parte, il prit la braise morte et la remit au milieu du feu. Immédiatement celle-ci recommença à briller grâce à la lumière et la chaleur des autres braises Quand le visiteur s'en alla, son hôte lui dit : « Merci beaucoup pour votre visite et spécialement pour la leçon. Je reviendrai au culte dès dimanche prochain ».
- Auteur (anglophone) inconnu -
Rapport avec le tantra : voir dictionnaire le mot « DISCIPLE ». (sera développé sur demande)
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Le mental (ou le pouvoir d'auto-suggestion)

Dans les années 50, un bateau container anglais transportant des bouteilles de Madère en provenance du Portugal débarque en Ecosse pour livrer sa marchandise. Un marin s'introduit dans le container de réfrigération pour vérifier s'il ne reste plus rien à livrer. Nul ne sait qu'il est entré et on referme la porte du container alors que l'homme est encore à l'intérieur.Il tambourine sur les cloisons, mais personne ne l'entend et le bateau repart pour le Portugal.
Le marin trouve de la nourriture dans ce lieu mais il sait qu'il ne pourra pas survivre très longtemps dans cette chambre froide. Il a pourtant la force de saisir un morceau de métal et il grave heure après heure jour après jour, le récit de son terrible martyre.Il énonce avec une précision scientifique son agonie. Comment le froid l'engourdit, comment ses doigts et ses orteils gèlent. Comment son nez se transforme en pierre insensible. La morsure de l'air réfrigéré devient une véritable brûlure, son corps qui peu à peu devient un gros glaçon.
Lorsque le bateau jette l'encre à Lisbonne, on ouvre le container et on découvre l'homme mort de froid. On lit son histoire gravée sur les murs. Toutes les étapes de son calvaire y sont décrites avec force détails. Mais le plus extraordinaire n'est pas là. Le capitaine examine le thermomètre du container frigorifique. Il indique 20°C. En fait, le système de réfrigération n'avait pas été activé pendant tout le trajet du retour.
L'homme est mort de froid parce qu'il CROYAIT que le système de réfrigération fonctionnait et qu'il s'imaginait avoir froid. Ce n'était que son imagination qui l'avait tué.
- quand la réalité depasse la fiction -

La véracité de cette histoire n'a pas été prouvé ; bien au contraire, car jusqu'à ce jour (15 avril 2010) je (
Sono) n'ai trouvé aucune référence officielle dans les pages anglaises de l'internet (or il s'agissait quand-même d'un marin sur un navire anglais).

Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet de la mental.
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Le meunier, son fils et l'âne (être soi)

Un enfant demande à son père :
— Dis papa, quel est le secret du bonheur ?
Le père invite alors son fils de le suivre ; ils sortent de la maison, le père assis sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de murmurer :
— Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils à aller à pied !
— Tu as entendu mon fils ? demande le père.
Puis, il installe son fils sur l'âne et marche à côté.
Un peu plus loin, ils rencontrent d'autres gens du village qui dirent :
— Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
— Tu as entendu mon fils ?
Cette fois-ci, ils s'installent tous les deux sur l'âne et, le prochain groupe de villageois commente :
— Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
— Tu as entendu mon fils ?
De nouveaux ils s'adaptent, cette fois-ci portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux.
Cette fois encore les gens du village y trouvèrent à redire :
— Voilà qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
— Tu as entendu mon fils ? Répète le père.
— Tu me demandais le secret du bonheur. Sache que peu importe ce que tu feras, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire. Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.

(adaptation écourtée d'une fable de) Jean de La Fontaine
(merci à Hubert L. pour l'adaptation et la correction)

La version originale de cette histoire se trouve sur :

http://www.lafontaine.net/lesFables/imprimeFable.php?id=44&ill=

Rapport avec le tantra : lisez…
a) être soi et mieux encore : être, simplement !
c) une citation de Jean Cocteau (REPROCHE).

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Étant neutre, on est préparé à tout

Un des étudiants demandant à un grand maître d'arts martiaux « Qu'est-ce que le mal ? », reçu comme réponse : « Il est mauvais de s'occuper du mal ».

A la question suivante : « Qu'est-ce qui est bon ? », il s'entendit répliquer : « Il est mauvais de penser à ce qui est bon ».

Devant la surprise de l'étudiant, le maître lui expliqua : « Il n'est pas nécessaire de s'occuper de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Il ne faut s'occuper ni de l'un ni de l'autre. Ainsi s'explique l'idée de neutralité. Ce qui est nécessaire pour la vie quotidienne, c'est Heijoshin, une condition de vie normale, qui constitue en même temps une voie noble. Grande, mais pas spéciale.
Tout devrait y être inclus. Il faut privilégier ce qui est naturel, normal.
La condition quotidienne peut souvent paraître ennuyante, mais un bon appétit et une bonne sécrétion, dans les conditions normales, sont indispensables pour la santé.

L'entraînement au dojo est là pour nous permettre de vérifier simplement ce problème-là. C'est comme l'air, qui ne se plaint pas, qui ne fait qu'exister et nous aide à survivre en ce monde. C'est l'idée ordinaire de ce qui est neutre, et c'est ce point là qu'on vérifie.
Si on le comprend, si on utilise cet esprit neutre du Mu Shin, tout ce qu'on fait, peindre, composer de la musique, effectuer une opération chirurgicale ou juste écouter les plaintes d'un patient… sera une réussite.

Si on veut mettre les choses en place et se fixer avant d'utiliser le sabre, on perd sa capacité de jugement ; au contraire l'esprit vide, nous permettra d'appréhender toute information, comme une éponge sèche. Dès lors nous serons capables de prendre immédiatement la bonne décision adaptée à ce moment-là. Et uniquement pour cet instant unique, puisque les conditions changent sans cesse ».

- histoire japonaise -

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Stella et le lutin

Une histoire de 38 pages ! Cliquer sur
StellaEtLeLutin.pdf pour la lire.
Christian TAL SCHALLER
Rapport avec le tantra : les réflexions au sujet du bonheur, de la croyance, de l'émerveillement et de la pureté.
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La tache

Lors d'une soirée mondaine, une femme d'une certaine noblesse, s'amusa visiblement pendant toute la soirée ; elle rencontra des amies qu'elle n'avait plus vues depuis longtemps, elle rit et elle dansa.
Pendant trois heures elle fut heureuse.

Au moment de partir quelqu'un, par inadvertance, renversa du café sur sa robe.
Sa réaction fut assez déconcertante… elle dit :

« Oh ! Maintenant toute ma soirée est gâchée ! »

Rapport avec le tantra : voir dictionnaire les mots « 
attitude », « croyance », « penser » et « présent »
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Où cacher la vérité ?

Un jour les dieux se réunirent pour trouver le meilleur endroit où cacher la vérité.
Plusieurs propositions furent émises :
— Sur la plus haute montagne !
— Non, ils (les humains) trouveront la cachette, c'est certain.
— Dans l'abîme le plus profond de l'océan.
— Non, ils la découvriront là aussi.
— Sur la face cachée de la lune alors ?
— Non, un jour ils iront même sur la lune.
Finalement la solution fut trouvée à l'unanimité :
— Dans le cœur de l'homme, car là, ils n'iront jamais chercher.
- histoire hindoue -
Rapport avec le tantra : lisez la réflexion au sujet de la
vérité.
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