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Histoires
mise à jour : lundi 9 janvier 2017

Si…

vous n'avez pas encore consulté la page tantra, merci de le faire avant tout.

Les histoires ci-dessous n'ont pas beaucoup de sens, autre que de réveiller un intérêt sain,

pour accroître une attitude tantrique.


Si vous désirez que vos enfants soient intelligent, lis leurs des contes de fées.
Si vous les voulez encore plus intelligent, lis leurs plus de contes de fées.

Albert Einstein

Pour vos enfants, nous proposons de leur trouver et raconter les contes originaux, tel que ceux des frères Grimm, de Charles Perrault, ou les fables de Jean de La Fontaine.
Pour vous-même, voir ci-dessous

Nous valorisons les histoires, qui véhiculent un beau message, voir un conte (petit ou grand) qui peut aider à faire évoluer ou à faire des prises de consciences importantes.
Si vous en connaissez une, non seulement vous nous ferez un grand plaisir de nous la soumettre, mais – et ceci est l'un de nos désirs profonds – vous la partagerez à beaucoup de personnes grâce à ce site.
Si bon vous semble nous pouvons vous mentionner.

Petits livres pour des enfants de 0 à 6 ans et… leurs parents :
Volume 1 : Zoélie vient de naître.
Volume 2 : Zoélie a un an.
Volume 3 : Zoélie parle.
Volume 4 : Zoélie réfléchit.
Histoires pour adultes :
« Tumultes et dérisions » (nouvelles — 2007)
« Caminando » (nouvelle — 2010)
« Le vrai du vrac » (nouvelles — 2011)
« Les dents de l'affaire » (ROMAN — 20??)
L'auteure, Corinne Poncin, avait envie d’écrire ce genre de livres car les livres servent de charnière entre le bain, le biberon ou le repas et le repos du soir : on s’endort avec des idées plein la tête et on rêve…

Liste des 38 histoires (liens rapides)
Les 2 cruches. (courte, une demi page A4)
Les 2 loups. (très courte)
Les 2 moines zen. (très courte)
Les 3 portes de la sagesse. (3 pages A4)
Les 4 aveugles et l'éléphant. (très courte)
Les 7 merveilles du monde. (courte, une demi page A4)
L'acceptation. (une demi page A4)
L'acceptation de soi ! (une demi page A4)
Ainsi sois-je. (très courte)
La petite âme et le Soleil. (6 pages A4)
L'âne tombé dans un puits. (courte, une demi page A4)
Ce qu'il y a de plus beau. (une page A4)
Les gros cailloux. (2 pages A4)
L'apprentissage du métier de cambrioleur. (courte, une demi page A4)
Les chaudoudoux. (avec dessins : 3 pages en format A4)
Clarté. (résumé de l'histoire de Saraha en une page format A4)
L'histoire du colibri. (très courte)
La comparaison. (courte, une page A4)
Un conte initiatique russe de Baba Yaga. (courte, une demi page A4)
Conversation in utero. (une demi page A4)
Le croyant et l'athée. (une demi page A4)
Un après-midi avec Dieu. (une demi page A4)
L'écho. (courte, une demi page A4)
Les étoiles de mer. (très courte)
Le jugement (des bénédictions déguisées… ou pas). (une grande page A4)
L'histoire de Kali. (courte, une page A4)
Extrait de l'histoire du Lapin de Velours. (courte, une demi page A4)
La leçon du feu. (courte, une demi page A4)
Le mental. (courte, une demi page A4)
Le meunier, son fils et l'âne. (courte, une demi page A4)
ÊTRE MORT (pour tout chercheur de lumière). (en 36 bandes dessinées de 3 images chaque)
Étant neutre, on est préparé à tout. (courte, une demi page A4)
Pourquoi tant de pourquois ? (très courte)
Stella et le lutin. (38 pages A4 en format PDF téléchargeable)
La tache. (très courte)
Tout arrive pour le mieux ! (courte, une page A4)
UBUNTU – je suis parce que nous sommes… (très courte)
Où cacher la vérité ? (très courte)

Pour découvrir quelques histoires Bouddhiques préférées d'Osho, cliquez le tarot « Découvrez Bouddha ».

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La cruche fêlée – ou « Les deux cruches »

En Chine, un porteur d'eau possédait deux grosses cruches. Chacune d'elle pendait aux extrémités d'une solide perche qu'il portait sur ses épaules.

L'une des cruches était fêlée, tandis que l'autre était parfaite et livrait toujours une pleine portion d'eau.

Du ruisseau à la maison, la marche était longue, et la cruche fêlée arrivait toujours à moitié pleine. Tout se passa ainsi, jour après jour, pendant deux années entières : le porteur livrait seulement une cruche et demie d'eau à sa maison.

Évidemment, la cruche qui était sans faille se montrait très fière de son travail parfaitement accompli. Mais la pauvre cruche fêlée était honteuse de son imperfection, et misérable du fait qu'elle ne pouvait accomplir que la moitié de ce qu'elle était supposée produire. Elle percevait cela comme une faillite totale de sa part.

C'est ainsi qu'un jour, près du ruisseau, elle s'adressa au porteur d'eau : « J'ai honte de moi-même, à cause de cette fêlure à mon côté qui laisse fuir l'eau ».

Le porteur s'adressa à la cruche : « As-tu remarqué qu'il y a des fleurs de ton côté du sentier, et qu'il n'y en a aucune du côté de l'autre cruche ? C'est que j'ai toujours été conscient de ta fêlure, et j'ai planté des semences de jolies fleurs seulement là où tu passes. Chaque jour durant notre retour, tu les as arrosées. Durant ces deux années j'ai pu cueillir ces jolies fleurs pour décorer notre table. Si tu n'avais pas été comme tu l'es, nous n'aurions jamais eu cette beauté qui a égayé notre maison ».

– anonyme – (origines très anciennes)
Rapport avec le tantra : Accueillez chaque personne pour ce qu'elle est, et percevez ce qu'il y a de bon en elle.
Chacun de nous a ses imperfections. Nous sommes tous des cruches fêlées. Mais ce sont les failles et les fêlures de chacun qui rendent notre vie commune plus intéressante et gratifiante.

Mots associés : accueillir (= acceptation totale), bonté et ego.
www.lakesodepottery.com
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Les 2 loups

Un soir, un vieux sage s'adresse à son petit-fils en ces termes :
– Mon enfant, il y a une lutte entre deux loups à l'intérieur de chacun de nous. L'un est mauvais et l'autre est bon.

Le petit-fils réfléchit quelques instants puis demande à son grand-père :
– Quel loup va gagner ?

Et le vieux sage répondit :
– Celui que tu nourris.
Frédéric Lenoir « L'âme du monde »
Cette histoire ne nécessite aucun commentaire, si ? ☺
2 loups

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Les deux moines zen

Comprenez que vous reprochez aux autres ce que vous n'acceptez pas en vous-même. Vos jugements sont la projection de ce que vous réprimez ou refoulez.

Deux moines zen s'apprêtaient à traverser une rivière à gué. Une belle jeune femme les rejoignit. Elle aussi devait passer sur l'autre rive, mais la violence du courant l'effrayait. Un des moines la chargea sur ses épaules et la déposa de l'autre côté. Son compagnon n'avait pas desserré les dents. Il fulminait : un moine bouddhiste n'était pas autorisé à toucher une femme et voici que celui-là en portait une sur ses épaules ! Des heures plus tard en arrivant en vue du monastère, le moine puritain annonça :
— Je vais informer le maître de ce qui s'est passé. Ce que tu as fait est interdit !
Le moine secourable s'étonna :
— De quoi parles-tu ? Qu'est-ce qui est interdit ?
— As-tu oublié ce que tu as fait ? s'indigna l'autre. Tu as porté une belle jeune femme sur tes épaules !
— Ah oui, bien sûr, se souvient le premier en riant. Il y a belle lurette que je l'ai laissée au bord de la rivière. Mais, toi, la portes-tu toujours ?

Tout ce que vous refoulez au fond de votre psyché continue de transparaître dans votre comportement. Même quand vous éludez quelque chose, cette fuite est elle-même révélatrice.
Osho (traduit de l'anglais) histoire issue du TAROT DE RAJNEESH renomé par après le NEO ZEN TAROT
Mots utilisés : féminin (femme), jeunesse, jugement, maître et violence.
Rapport avec le tantra : cf. la belle citation au sujet du jugement ainsi que nos réflexions au sujet les mots accueillir (= acceptation totale) et dogme.

2 moines
carte #22 du Tarot de Rasneesh « La compréhension »

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Les 3 portes de la sagesse.

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

« Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie », demanda le Prince.

« Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable », répondit le Sage. « Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton cœur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi ».

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire :

« CHANGE LE MONDE ».


« C'était bien là mon intention », pensa le Prince, « car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas ». Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du cœur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

« J'ai appris », répondit le Prince, « à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas ».

« C'est bien », dit le Vieil Homme. « Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise ». Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire :

« CHANGE LES AUTRES ».


« C'était bien là mon intention », pensa-t-il. « Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration ». Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : « Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

« J'ai appris », répondit le Prince, « que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses ».

« Tu as raison », dit le Sage. « Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir ». Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots :

« CHANGE-TOI TOI-MÊME ».


« Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire », se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

« Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

« J'ai appris », répondit le Prince, « qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser ».

« C'est bien », dit le Sage.

« Oui », poursuivit le Prince, « mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise ».

« C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru ». Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait :

« ACCEPTE-TOI TOI-MÊME ».


Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. « Quand on combat on devient aveugle », se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

« Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

« J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement ».

« C'est bien », dit le Vieil Homme, « c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte ».

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut :

« ACCEPTE LES AUTRES ».


Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage.

« Qu'as-tu appris sur le chemin ? » demanda ce dernier.

« J'ai appris », répondit le Prince, « qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement ».

« C'est bien », dit le Vieux Sage. « C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte ».

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut  :

« ACCEPTE LE MONDE ».


« Curieux », se dit-il, « que je n'aie pas vu cette inscription la première fois ». Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

« Qu'as-tu appris sur le chemin ? »

« J'ai appris », dit le Prince, « que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement ».

« C'est la troisième Sagesse », dit le Vieil Homme. « Te voila à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde ».

Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.

« Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil », dit le Vieux Sage, « celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence ».

et le Vieil Homme disparut.
Charles Brulhart (décembre 1995)

À LIRE : surdoué.

Rapport avec le tantra :
• ACCUEILLIR plutôt qu'ACCEPTER • nos réflexions au sujet du mot paix.
Mots associés : besoin, développement, chercher (◊), éducation, évolution, intelligence, jeunesse et réalité.
Une citation au sujet de la frustration, une citation humoristique au sujet du silence et un troisième citation intéressante (du moins pour celle et celui qui la comprends en profondeur) au sujet de la tristesse.

3 portes
3 portes — une blue, une jaune et une rouge

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Les quatre aveugles et l'éléphant

Quatre aveugles s'assemblèrent un jour pour examiner un éléphant.
Le premier toucha la jambe de l'animal et dit : « L'éléphant, c'est comme un pilier ».
Le second palpa la trompe et dit : « L'éléphant, c'est comme une massue ».
Le troisième aveugle tâta le ventre et déclara : « L'éléphant, c'est comme une grosse jarre ».
Le quatrième enfin, fit bouger une oreille de l'animal et dit à son tour : « L'éléphant, c'est comme un grand éventail ».

Puis ils se mirent à se disputer sur ce sujet.
Un passant leur demanda la raison de leur querelle ; ils la lui exposèrent et le prirent comme arbitre.
L'homme déclara : « Aucun de vous n'a bien vu l'éléphant. Il n'a pas l'air d'un pilier mais ses jambes sont des piliers ; il n'a pas l'air d'un éventail, mais ses oreilles éventent ; il n'a pas l'aspect d'une jarre, c'est son ventre qui y ressemble ; il n'est pas une massue, c'est sa trompe qui est semblable à une massue. L'éléphant est une combinaison de tout cela : jambes, oreilles, trompe et ventre ».

Ainsi se querellent ceux qui n'ont vu que l'un des aspects de la Divinité.
Ramakrishna (repris des siècles après par by George G. Saxe)
Rapport avec le tantra : cf. les réflexions des mots divin et mental.
 

 
3, 4, 5 et 9 aveugles avec un éléphant

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(Les) 7 merveilles du monde

On a demandé à un groupe d'étudiants de dresser la liste de ce qu'ils croyaient être « Les Sept Merveilles du Monde » de notre époque.
Il y eut quelques différences mais voici en gros ceux qui ont reçu le plus grand nombre de votes :

1. Les grandes pyramides d'Égypte
2. Le Taj Mahal
3. Le Grand Canyon
4. La Canal de Panama
5. L'Empire State Building
6. La Basilique Saint-Pierre
7. La Grande Muraille de Chine

Pendant qu'elle compilait les votes, l'enseignante nota qu'une étudiante n'avait toujours pas remis son papier.
Elle demanda alors a la jeune fille si elle avait de la difficulté à dresser sa liste. Elle répondit : « Oui, un peu. C'est difficile de décider car il y en a tellement ! »
L'enseignante dit, « Dis-nous ceux que tu as, et peut-être pourrons-nous t'aider ».
La jeune fille hésita puis dit, « Je crois que les Sept Merveilles du Monde sont :

1. Regarder
2. Écouter
3. Toucher
4. Goûter
5. Sentir
6. Rire
et…
7. Aimer
Rapport avec le tantra : cf. les notions jeunesse, l'ordinaire, simplicité et yeux.
     

     

   

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L'acceptation
Acceptez la vie telle qu'elle se présente. Réjouissez-vous sans raison.

Dans un village où vivait le maître zen Hakuin, une jeune fille se trouva enceinte. Sommée de révéler le nom de son amant, elle accusa Hakuin. Lorsque l'enfant fut né, le père de la jeune fille le porta chez Hakuin qu'il insulta copieusement. Puis il dit :
— Tu t'occuperas du nourrisson puisque c'est le tien.
Hakuin répondit :
— Ah oui ?
Il prit le petit dans ses bras, l'enveloppa dans un pan de sa vieille tunique et l'emmena partout avec lui. Sous la pluie battante et sous le soleil torride, le jour et la nuit, il mendia du lait pour le bébé. Beaucoup de ses disciples le quittèrent, l'estimant déchu. Hakuin les vit partir sans formuler le moindre reproche.
Un jour, souffrant trop d'être séparée de son enfant, la jeune mère désigna le vrai géniteur. Son père se rendit immédiatement chez Hakuin. Il lui demanda pardon et lui raconta la vérité.
— Ah oui ? fit Hakuin.
et il rendit l'enfant.

L'acceptation de ce qui arrive s'appelle tathata. Une telle attitude signifie que vous acquiescez à ce que la vie apporte, à l'exemple du miroir qui reflète tout. Ce dernier dit oui sans condition, pour lui rien n'est bien, rien n'est mal. Acceptez la vie comme elle est. Tous vos problèmes disparaîtront : les désirs, les tensions, le mécontentement… L'acceptation totale vous rendra joyeux et satisfait sans raison. Le bonheur qui a une cause ne dure pas bien longtemps. La joie gratuite est sans fin.
Osho (traduit de l'anglais) histoire issue du TAROT DE RAJNEESH renomé par après le NEO ZEN TAROT
Cette histoire réflète l'état d'esprit d'un éveillé.
cf. accueillir (acceptation totale).
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L'acceptation de soi !

Vous ne pouvez être que ce que vous êtes. Détendez-vous ! L'existence a besoin de vous tel que vous êtes.

Un jour, un roi constata que la désolation régnait dans ses jardins. Les arbres, les buissons, les fleurs, tout dépérissait. Il interrogea les végétaux et apprit que le chêne languissait de ne pas ressembler au pin, que le pin se tourmentait de ne pouvoir porter des grappes comme la vigne et que la vigne avait perdu le sourire parce qu'elle ne parvenait pas à fleurir comme le rosier. Dans un coin, le roi découvrit une humble primevère fraîche et satisfaite comme d'habitude. Interrogée elle aussi, elle répondit :
— Lorsque tu m'as fait semer, je me suis dit que tu souhaitais voir une primevère dans ton jardin. Si tu avais préféré un chêne, un pin ou une vigne, c'est ce que tu aurais planté ici. C'est moi que tu as voulue, alors je me dis que la meilleure chose était d'être moi-même.

Vous êtes là parce que l'existence a besoin de vous tel que vous êtes, sinon quelqu'un d'autre occuperait votre place. Tel que vous êtes, vous représentez quelque chose d'essentiel, de fondamental. Pourquoi seriez-vous comme le Bouddha ? Si Dieu le voulait, il pourrait produire des bouddhas à la chaîne. Au lieu de cela, Il vous a créé vous. Songez à l'honneur que vous fait l'existence ! C'est vous qu'elle a choisi et non un christ ou un krishna. Ces Eveillés ont terminé leur œuvre, ils ont répandu leur fragrance dans ce monde. A présent, c'est à vous de parfumer l'univers.

Observez-vous profondément. Que pouvez-vous être d'autre que vous-même ? Pouvez-vous être quelqu'un d'autre ? Réjouissez-vous et fleurissez ! À moins que vous ne préfériez vous étioler et dépérir.
Osho (traduit de l'anglais) histoire issue du TAROT DE RAJNEESH renomé par après le NEO ZEN TAROT
notre équipe estime que cette histoire ne nécessite aucun commentaire.
être = exister
Cf. aussi le mot accueillir (acceptation totale).
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Ainsi sois-je

En Inde, on raconte l'histoire d'un homme bienveillant et paisible qui allait prier chaque matin dans le Gange.
Un jour, une fois sa prière terminée, il remarqua une araignée venimeuse en train de se débattre dans l'eau et la recueillit dans le creux de sa main pour la transporter vers la rive.
Alors qu'il la déposait par terre, celle-ci le piqua.
Sans qu'il le sache, toutes ses prières diluèrent cependant le poison.
Le jour suivant la même chose se produisit.
Le troisième jour, le bienveillant homme était de nouveau dans l'eau jusqu'aux genoux. Et, bien entendu, l'araignée était là aussi, nageant frénétiquement.
Il la sauva de nouveau et elle le piqua de nouveau. Puis elle lui dit :
« Pourquoi t'obstines-tu à me sauver ? Tu ne vois pas que je te pique chaque fois ? »
et l'homme bienveillant de répondre :
« Parce que c'est ainsi que je suis fait, tout comme toi qui ne peux pas t'empêcher de me piquer ».
– histoire indienne (Inde) –
Rapport avec le tantra : cf. la réflexion au sujet de l'ego, du jugement et de la personnalité.
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La petite âme et le Soleil — petite conversation avec Dieu

Il était une fois, au temps d'avant le temps, une Petite Âme qui dit à Dieu : « Je sais qui je suis ! ».
et Dieu dit : « C'est merveilleux ! Qui es-tu ? »
La Petite Âme cria : « Je suis la Lumière ! »
et Dieu s'exclama avec un grand sourire : « Oui, c'est ça ! Tu es la Lumière ».
La Petite Âme était si heureuse !

Elle avait résolu le mystère que toutes les âmes du Royaume étaient venues résoudre.
« Wow », dit la Petite Âme, « ça c'est vraiment cool ! »
Mais bientôt, de savoir qui elle était ne lui suffit plus.
La Petite Âme sentait des remous à l'intérieur, et maintenant, elle voulait être Celui qu'Elle était.
et donc, la Petite Âme retourna voir Dieu (ce qui n'est pas une mauvaise idée pour toutes les âmes qui veulent être Celui qu'Elles sont vraiment) et dit : « Salut, Dieu ! Maintenant que je sais Qui je Suis, est-ce que j'ai aussi le droit de l'être ? »
et Dieu dit : « Tu veux dire que tu veux être Celui que Tu Es déjà ? »
« Eh bien », répondit la Petite Âme, « c'est une chose de savoir Qui Je Suis, et une autre totalement différente de l'être vraiment. Je veux sentir ce que ça fait d'être la Lumière ! »
« Mais tu es la Lumière », répéta Dieu, avec un autre sourire.
« Oui, mais je veux voir comment on se sent ! » s'écria la Petite Âme.
« Bon », dit Dieu avec un petit gloussement, « Je suppose que j'aurais dû le savoir. Tu as toujours été le plus aventureux ». Puis l'expression de Dieu changea. « Il y a juste une chose… »
« Quoi ? » demanda la Petite Âme.
« Eh bien, il n'existe rien d'autre que la Lumière. Vois-tu, je n'ai rien créé d'autre que ce que tu es ; alors, il n'y a pas de manière facile pour toi de faire l'expérience de Ce que Tu Es, puisqu'il n'y a rien que tu n'es pas ».
 
« Hein ? » Dit la Petite Âme qui était maintenant un peu perplexe.
« Penses-y de cette façon », dit Dieu. « Tu es comme une bougie dans le Soleil. Oh, tu y es, c'est certain. Avec des millions d'autres bougies qui constituent le Soleil ! Et le Soleil ne serait pas le Soleil sans toi. Non, il serait un soleil sans l'une de ses bougies… et ça ne serait pas le Soleil du tout, car il ne brillerait pas avec autant d'éclat. Et pourtant, comment te connaître en tant que Lumière quand tu es parmi la Lumière ? – C'est la question ».
« Eh bien », dit la Petite Âme toute ragaillardie, « Tu es Dieu. Trouve quelque chose ! »

Dieu sourit encore une fois. « Je l'ai déjà fait », dit Dieu. « Puisque tu ne peux pas te reconnaître en tant que Lumière quand tu es dans la Lumière, nous allons t'entourer d'obscurité ».
« Qu'est-ce que c'est l'obscurité ? » demanda la Petite Âme.
Dieu répondit : « C'est ce que tu n'es pas ».
« Est-ce que j'aurai peur de l'obscurité ? » s'écria la Petite Âme.
« Seulement si tu choisis d'avoir peur », répondit Dieu. « Il n'y a vraiment rien à craindre, à moins que tu ne le décides. Vois-tu, nous inventons tout ceci. Nous faisons semblant ».
« Oh », dit la Petite Âme, et déjà elle se sentait mieux.
Puis Dieu expliqua que pour pouvoir faire l'expérience de quelque chose, son exact opposé allait apparaître.
« C'est un grand cadeau », dit Dieu, « parce que sans cela, tu ne pourrais pas savoir à quoi ressemble cette chose. Tu ne pourrais pas connaître le chaud sans le froid, le haut sans le bas, le vite sans le lent. Tu ne pourrais pas connaître la gauche sans la droite, ici sans là-bas, maintenant sans jadis ».
« Et donc », conclut Dieu, « quand tu seras entouré par l'obscurité, ne brandis pas ton poing, n'élève pas ta voix et ne maudis pas l'obscurité.
Sois plutôt une Lumière vis-è-vis de l'obscurité, et ne sois pas fâché de cela.
Alors, tu sauras Qui Tu Es Vraiment, et tous les autres le sauront aussi. Laisse tant briller ta Lumière que tous sauront combien tu es spécial ! »
« Tu veux dire que j'ai le droit de montrer aux autres combien je suis spécial ? » demanda la Petite Âme.
« Bien sûr », dit Dieu en souriant. « Tu en as tout à fait le droit ! Mais souviens-toi, "spécial" ne veut pas dire "meilleur".
Tout le monde est spécial, chacun à sa façon ! Et pourtant bien des autres ont oublié cela.
Ils ne réaliseront qu'ils ont le droit d'être spécial que si toi-même tu reconnais que tu as le droit de l'être ».
« Wow », dit la Petite Âme, dansant et sautillant, riant et sautant de joie. « Je peux être aussi spécial que je veux ! »
« Oui, et tu peux commencer tout de suite », dit Dieu. « Quelle partie du spécial veux-tu être ? »
« Quelle partie du spécial ? » répéta la Petite Âme, « je ne comprends pas ».
« Eh bien », expliqua Dieu, « être la Lumière, c'est être spécial, et être spécial comprend beaucoup d'éléments. C'est spécial d'être gentil.
C'est spécial d'être doux.
C'est spécial d'être créatif.
C'est spécial d'être patient.
Est-ce que tu peux trouver d'autres façons d'être qui sont spéciales ? »
La Petite Âme resta assise en silence pendant quelques instants. « J'ai trouvé beaucoup de façons d'être spécial ! » s'exclama-elle alors.
« C'est spécial d'être quelqu'un qui aide.
C'est spécial d'être quelqu'un qui partage.
C'est spécial d'être amical.
C'est spécial d'être attentif aux autres ! »
« Oui ! » approuva Dieu, « et tu peux être toutes ces choses ou n'importe quel élément du spécial que tu souhaites être, à tout moment.
C'est ce que veut dire : être la Lumière ».
« Je sais ce que je veux être ! Je sais ce que je veux être ! » annonça la Petite Âme toute excitée. « Je veux être la partie du spécial qui s'appelle "celui qui pardonne". Est-ce que ce n'est pas spécial de pardonner ? »
« Oh oui », assura Dieu à la Petite Âme. « C'est très spécial ».
« D'accord », dit la Petite Âme. « C'est ça que je veux être. Je veux être celui qui pardonne. Je veux faire l'expérience d'être comme ça ».
« Bien », dit Dieu, « mais il y a une chose que tu dois savoir ».
La Petite Âme commençait maintenant à s'impatienter un peu. Il paraissait toujours y avoir des complications. « Qu'est-ce que c'est ? » dit la Petite Âme, en soupirant.
« Il n'y a personne à qui pardonner ».
« Personne ? »   
La Petite Âme pouvait à peine croire ce qui venait d'être dit.
« Personne ! » répéta Dieu. « Tout ce que j'ai fait est parfait. Il n'y a pas une seule âme dans toute la création qui soit moins parfaite que toi. Regarde autour de toi ».
C'est alors que la Petite Âme réalisa qu'une large foule s'était réunie. Des âmes étaient venues de près et de loin – de tout le Royaume – car la nouvelle s'était répandue que la Petite Âme avait cette conversation extraordinaire avec Dieu, et chacun voulait entendre ce qu'ils disaient.
Regardant les innombrables autres âmes réunies là, la Petite Âme dût acquiescer.
Aucune ne paraissait moins merveilleuse, moins magnifique ou moins parfaite que la Petite Âme elle-même.
Tel était le prodige des âmes réunies autour d'elle, et si brillante était leur lumière, que la Petite Âme pouvait à peine les regarder.
« Alors, à qui pardonner ? » demande Dieu. « Eh bien, ça ne va pas être drôle du tout ! » grommela la Petite Âme.
« Je voulais faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne.
Je voulais savoir quel effet ça faisait d'être cette partie-là du spécial ».
Et la Petite Âme apprit ce que c'était que d'être triste.

Mais juste à ce moment-là, une Ame Amicale s'avança de la foule. « Ne t'inquiète pas, Petite Âme », dit l'Ame Amicale, « je vais t'aider ».
« Tu vas m'aider ? ». La Petite Âme s'illumina. « Mais qu'est-ce que tu peux faire ? »
« Je peux te donner quelqu'un à qui pardonner, tiens ! »
« Tu peux ? », demanda la Petite Âme.
« Certainement ! » gazouilla l'Ame Amicale.
« Je peux venir dans ta prochaine vie et faire quelque chose que tu pourras pardonner ».
« Mais pourquoi ? Pourquoi ferais-tu cela ? » demanda la Petite Âme. « Toi qui es un Être d'une telle perfection ! Toi, qui vibres à une telle vitesse que cela crée une Lumière si brillante que je peux à peine te regarder ! Qu'est-ce qui pourrait te faire vouloir ralentir ta vibration de telle sorte que ta brillante Lumière deviendrait sombre et dense ?
Toi qui es si léger que tu danses sur les étoiles et que tu te déplaces à travers tout le Royaume à la vitesse de ta pensée - qu'est-ce qui te ferait venir dans ma vie et te rendre si lourd que tu pourrais faire cette mauvaise chose ? »
« C'est simple », dit l'Ame Amicale, « je le ferais parce que je t'aime ».
La Petite Âme parut surprise par la réponse.
« Ne sois pas si stupéfait », dit l'Ame Amicale, « tu as fait la même chose pour moi. Tu ne te souviens pas ? Oh, nous avons dansé ensemble, toi et moi, bien des fois. A travers les éternités et les âges, nous avons dansé.
A travers le temps tout entier, et dans bien des lieux, nous avons joué ensemble.
C'est juste que tu ne te souviennes pas. Nous avons tous deux été l'Ensemble de Toutes Choses. Nous en avons été le Haut et le Bas, la Gauche et la Droite. Nous en avons été le Ici et le là-bas, le Maintenant et le Jadis. Nous avons été le Masculin et le Féminin, le Bon et le Mauvais - nous en avons été et la victime et le méchant.
Ainsi, nous nous sommes rencontrés, toi et moi, maintes fois auparavant ; chacun apportant à l'autre l'exacte et parfaite occasion d'Exprimer et d'Expérimenter Qui Nous Sommes Vraiment.
et donc », continua d'expliquer l'Ame Amicale, « Je vais venir dans ta prochaine vie et cette fois-ci je serai "le méchant".
Je ferai quelque chose de vraiment terrible, et alors tu pourras faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne ».
« Mais que vas-tu faire ? », demanda la Petite Âme, un tout petit peu nerveuse, « qui sera si terrible ? »
« Oh », répondit l'Ame Amicale avec une étincelle, « nous trouverons bien quelque chose ».
Puis, l'Ame Amicale parut devenir sérieuse, et dit d'une voix douce : « Tu as raison à propos d'une chose, tu sais ». « Et c'est quoi ? » voulut savoir la Petite Âme.
« Il me faudra ralentir ma vibration et devenir très lourd pour faire cette chose pas très gentille. Il me faudra prétendre être quelqu'un de très différent de moi. Alors, j'ai une seule et unique faveur à te demander en échange ».
« Oh, n'importe quoi, n'importe quoi ! » s'écria la Petite Âme, et elle commença à danser et à chanter : « Je vais pouvoir pardonner, je vais pouvoir pardonner ! »
Puis, la Petite Âme vit que l'Ame Amicale restait toute silencieuse. « Qu'est-ce qui se passe ? » demanda la Petite Âme. « Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Tu es un tel ange de bien vouloir faire ceci pour moi ! »
« Bien sûr que cette Ame Amicale est un ange ! » interrompit Dieu. « Tous le sont ! Souviens-toi toujours : je ne t'ai jamais envoyé que des anges ».
Alors, la Petite Âme voulut plus que jamais exaucer la demande de l'Ame Amicale.
« Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? » demande de nouveau la Petite Âme.
« Au moment où je te frapperai et te terrasserai », répondit l'Ame Amicale, « au moment où je ferai la pire chose que tu puisses imaginer – à ce moment précis… »
« Oui ? » interrompit la Petite Âme, « oui… ? »
L'Ame Amicale devint encore plus silencieuse.
« Souviens-toi de Qui Je Suis Réellement ».
« Oh, je le ferai ! » s'écria la Petite Âme, « je le promets ! Je me souviendrai toujours de toi comme je te vois ici même, à cet instant ! »
« Bien », dit l'Ame Amicale, « parce que, vois-tu, j'aurai fait semblant tellement fort, que je me serai oublié. Et si tu ne te souviens pas de moi tel que je suis réellement, je ne pourrai peut-être pas m'en souvenir pendant très longtemps. Et si j'oublie Qui Je Suis, tu peux même oublier Qui Tu Es, et nous serons perdus tous les deux. Alors, nous aurons besoin qu'une autre âme s'en vienne et nous rappelle à tous les deux Qui Nous Sommes ».
« Non, cela ne se passera pas ! » promit de nouveau la Petite Âme.
« Je me souviendrai de toi ! Et je te remercierai de m'apporter ce cadeau : la possibilité de faire l'expérience de Qui Je Suis ».
et ainsi, l'accord fut conclu.

et la Petite Âme s'engagea dans une nouvelle vie, toute excitée d'être la Lumière, ce qui était très spécial, et toute excitée d'être cette partie du spécial appelée le Pardon.
et la Petite Âme attendit anxieusement de pouvoir faire l'expérience d'être Celui Qui Pardonne, et de remercier l'Ame qui le lui permettrait.
et dans tous les moments de cette nouvelle existence, chaque fois qu'une nouvelle âme faisait son apparition, que cette nouvelle âme amène de la joie ou de la tristesse – et surtout si elle amenait de la tristesse – la Petite Âme pensait à ce que Dieu avait dit : « Souviens-toi toujours », – et Dieu avait souri –, « je ne t'ai jamais envoyé que des anges ».
Neale Donald Walsch
XXX
Mots associés :
aimer, apprivoiser, attitude, avantages, beauté, besoin, bonté, bonheur, changement, cœur, conscience, contrôler, courage, croyance, désir, devoir, divin, dogme, écouter, effort, ego, émerveillement,
essence, essentiel, gratitude, grâce, habitude, harmonie, impermanence, inconscient, jeu, joie, jugement, juicy, leela, lenteur, lentement, liberté,
maturité, mental, ordinaire, passion, penser (pensée), perfection, personnalité, peur, plaisir,
présence, pureté, qualité, relation, relationnel, respect, responsabilité, rire, satisfaction, sentiment, simplicité, spiritualité, subconscient, transformation,
union, vérité et vivre.

Citations intéressantes : frustration et tristesse.
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L'âne tombé dans un puits

Un jour, l'âne d'un fermier tomba dans un puits.
L'animal gémit pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il décida que l'animal était trop vieux et que le puits devait disparaître de toute façon, et qu'il n'était donc pas rentable de récupérer l'âne.

Il invita tous ses voisins à venir et l'aider. Tous se saisirent d'une pelle et commencèrent à enterrer le puits.
Au début, l'âne réalisa ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, au bout de quelques secondes, à la stupéfaction de chacun, il se tut. Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda finalement dans le fond du puits fut très étonné de ce qu'il vit.

Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l'âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus. Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l'animal, il se secouait et montait dessus…

Bientôt, à la grande surprise de chacun, l'âne sortit hors du puits et se mit à trotter !
(conte philosophique d'origine inconnue)
Une réflexion tantrique au sujet de la différence entre DÉSIRER et VOULOIR.
Une citation au sujet de perdre.
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Ce qu'il y a de plus beau

Un jour, un jeune homme était debout au milieu de la ville proclamant qu'il avait le cœur le plus beau de toute la vallée.
Une foule s'était rassemblée et tous admiraient son cœur parfait. Il n'y avait aucune blessure !

Soudain un vielle homme apparait et dit : « Pourquoi ton cœur n'est pas aussi beau que le mien ? »
La foule ainsi que le jeune homme regardèrent le cœur du vielle homme…
Il battait fortement, mais pleins de cicatrices, et il y avait des endroits où il manquaient des morceaux, des entailles profondes…

La foule se mit a rire, et le jeune homme dit : « Vous comparez votre cœur avec le mien !?? Le mien est parfait… le vôtre est remplis de cicatrices et de larmes ! »

Le vieil homme dit : « Oui, c'est exacte. Mais, vois-tu, chaque cicatrice de mon cœur représente une personne a qui j'ai donné
mon amour, et les morceaux qui manquent, c'est parce qu'à chaque fois je déchiré un morceau et je le leur ai donné.
Puis eux, souvent, fessaient la même chose et j'ai remplacé le trou par leur morceau…
Les endroits vides c'est parce que certaines personnes ne m'ont pas redonné un morceau en échange…

Et bien que ces blessures et trous sont douloureux, ils restent ouverts en me rappelant l'amour que j'ai pour ces gens,
et j'espère qu'un jour ils reviendront pour remplir les espaces vides que j'ai en attente…
Alors maintenant, vois-tu ce que la vrai beauté, jeune homme ??? »


Le jeune homme se tenait silencieusement. Les larmes ruisselaient sur ses joues.
Il s'avança vers le vieil homme tenant sont parfait cœur a la main et lui donna un morceau qu'il arracha…
Le viel homme pris sont offrande et la plaçait dans son cœur, puis a son tour pris un morceau de son vieux cœur
et la plaçait dans le vide du cœur du jeune homme…

Le jeune homme regarde son cœur et dit : « Il n'est plus parfait puisque les bord sont irréguliers… mais
il n'as jamais était aussi beau, car maintenant s'y trouve un peu de vôtre amour ! »
— ANONYME —
le plus beau cœur
Rapport avec le tantra : beauté et cœur.
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Les gros cailloux

Un jour, un vieux professeur de l'Ecole Nationale d'Administration Publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d'une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux professeur n'avait donc qu'une heure pour passer sa matière.

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit :
– « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux professeur sortit un immense pot Mason d'un gallon (= pot de verre de plus de 4 litres) qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux a peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »
Tous répondirent :
– « Oui ».

Il attendit quelques secondes et ajouta :
– « Vraiment ? »

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux… jusqu'au fond du pot.

Le vieux professeur leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit :
– « Probablement pas ! »
– « Bien ! » répondit le vieux professeur.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une chaudière de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda :
– « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent :
– « Non ! »
– « Bien ! » répondit le vieux professeur.

et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sous la table et remplit le pot jusqu'a ras bord. Le vieux professeur leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
– « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit :
– « Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

– « Non », répondit le vieux professeur., « Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos.

Le vieux professeur leur dit alors :
– « Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? »
– « Votre santé ? »
– « Votre famille ? »
– « Vos ami(e)s ? »
– « Réaliser vos rêves ? »
– « Faire ce que vous aimez ? »
– « Apprendre ? »
– « Défendre une cause ? »
– « Vous relaxer ? »
– « Prendre le temps… ? »
– « Ou… toute autre chose ? »

– « Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de peccadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie.
Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ? » Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (vie) ».

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
(nous cherchons l'auteur ;
si vous le connaissez, contactez-nous via
info @ livingtantra . be (sans espace)
ou utilisez le formulaire à la page CONTACT. Merci !)
Mots utilisés : ateliers et lenteur (lentement).

Rapport avec le tantra : cf. la réflexion au sujet de la conscience et de l'essence.
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L'apprentissage du métier de cambrioleur

Remarquant que son père vieillissait, le fils d'un cambrioleur dit à celui-ci : « Papa, enseigne-moi ton métier pour qu'è ta retraite je sois en mesure de perpétuer la tradition de la famille ».

Le père ne répondit rien, mais ce soir-là il emmena son garçon avec lui pour cambrioler une maison. Un fois à l'intérieur, il ouvrit la porte d'un placard et demanda à son fils de vérifier ce qu'il y avait dedans. Dès que le garçon eut pénétré dans le placard, le père ferma violemment la porte et la verrouilla avec un tel vacarme que toute la maison fut réveillée ; puis, sans bruit, il s'éclipsa.

A l'intérieur du placard, le garçon terrorisé et fou de rage se demanda comment il réussirait à s'échapper de là. Alors, il eut une idée. Il se mit à faire du bruit comme un chat ; bientôt, un serviteur alluma une chandelle et ouvrit la porte du placard, pour faire sortir le chat. Sitôt la porte ouverte, le garçon bondit à l'extérieur et tout le monde se mit à sa poursuite. Remarquant la présence d'un puits au bord de la route, il y lança une pierre et se dissimula dans les ténèbres ; puis, il déguerpit, tandis que ses poursuivants scrutaient les profondeurs du puits, pour voir le cambrioleur s'y noyer.

De retour à la maison, le garçon oublia toute colère dans sa hâte de raconter son aventure. Mais le père dit : « Pourquoi me raconter ça ? Tu es ici, ça suffit. Tu as appris le métier ».
raconté par Anthony de Mello (traduit de l'anglais)

À LIRE : surdoué.

Rapport avec le tantra : cf. l'éducation et personnalité.

Joan Bennett (1945 Scarlet Street de Fritz Lang)

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Le conte doux et chaud des chaudoudoux

Il était une fois, dans des temps très anciens, des gens qui vivaient très heureux. Ils s'appelaient Timothée et Marguerite et avaient deux enfants, Charlotte et Valentin. Ils étaient très heureux et avaient beaucoup d'amis.

Pour comprendre à quel point ils étaient heureux, il faut savoir comment on vivait à cette époque-là. Chaque enfant, à sa naissance, recevait un sac plein de chaudoudoux. Je ne peux pas dire combien il y en avait dans ce sac on ne pouvait pas les compter. Ils étaient inépuisables. Lorsqu'une personne mettait la main dans son sac, elle trouvait toujours un chaudoudou. Les chaudoudoux étaient très appréciés. Chaque fois que quelqu'un en recevait un, il se sentait chaud et doux de partout.

tout le monde adore partager les chaudoudoux

Ceux qui n'en avaient pas régulièrement finissaient par attraper mal au dos, puis ils se ratatinaient, parfois même en mouraient. En ce temps-là, c'était très facile de se procurer des chaudoudoux. Lorsque quelqu'un en avait envie, il s'approchait de toi et te demandait : « Je voudrais un chaudoudoux ». Tu plongeais alors la main dans ton sac pour en sortir un chaudoudou de la taille d'une main de petite fille. Dès que le chaudoudoux voyait le jour, il commençait à sourire et à s'épanouir en un grand et moelleux chaudoudoux. Tu le posais alors sur l'épaule, la tête ou les genoux, et il se pelotonnait câlineusement contre la peau en donnant des sensations chaleureuses et très agréables dans tout le corps.

sac de chaudoudoux

Les gens n'arrêtaient pas d'échanger des chaudoudoux. et, comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l'on en voulait. Du coup, presque tout le monde vivait heureux et se sentait chaud et doux.

Je dis « presque », car quelqu'un n'était pas content de voir les gens échanger des chaudoudoux. C'était la vilaine sorcière Belzépha. Elle était même très en colère. Les gens étaient tous si heureux que personne n'achetait plus ses philtres ni ses potions. Elle décida qu'il fallait que cela cesse et imagina un plan très méchant.

Belzéphax

Un beau matin, Belzépha s'approcha de Timothée et lui parla à l'oreille tandis qu'il regardait Marguerite et Charlotte jouer gaiement. Elle lui chuchota : « Vois-tu tous les chaudoudoux que Marguerite donne à Charlotte ? Tu sais, si elle continue comme cela, il n'en restera plus pour toi ».  Timothée s'étonna : « Tu veux dire qu'il n'y aura plus de chaudoudoux dans notre sac chaque fois que l'on en voudra un ? »  « Absolument », répondit Belzépha.  « Quand il n'y en a plus, c'est fini ».  Et elle s'envola en ricanant sur son balai. Timothée prit cela très au sérieux, et désormais, lorsque Marguerite faisait don d'un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui, il avait peur qu'il ne lui en reste plus.

Et si la sorcière avait raison ? Il aimait beaucoup les chaudoudoux de Marguerite, et l'idée qu'il pourrait en manquer l'inquiétait profondément, et le mettait même en colère. Il se mit à la surveiller pour ne pas qu'elle gaspille les chaudoudoux et en distribue trop aux enfants ou à n'importe qui. Puis il se plaignit chaque fois que Marguerite donnait un chaudoudoux à quelqu'un d'autre que lui. Comme Marguerite l'aimait beaucoup, elle cessa d'offrir des chaudoudoux aux autres et les garda pour lui tout seul. Les enfants voyaient tout cela, et ils pensaient que ce n'était vraiment pas bien de refuser des chaudoudoux à ceux qui vous en demandaient et en avaient envie. Mais eux aussi commencèrent à faire très attention à leurs chaudoudoux. Ils surveillaient leurs parents attentivement, et quand ils trouvaient qu'ils donnaient trop de chaudoudoux aux autres, ils s'en plaignaient. Ils étaient inquiets à l'idée que leurs parents gaspillent les chaudoudoux. La vie avait bien changé : le plan diabolique de la sorcière marchait ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu'ils plongeaient la main dans leur sac, ils le faisaient de moins en moins et devenaient chaque jour plus avares. Bientôt tout le monde remarqua le manque de chaudoudoux, et tout le monde se sentit moins chaud et moins doux.

Les gens s'arrêtèrent de sourire, d'être gentils, certains commencèrent à se ratatiner, parfois même ils mouraient du manque de chaudoudoux. Ils allaient de plus en plus souvent acheter des philtres et des potions à la sorcière. Ils savaient que cela ne servait à rien, mais ils n'avaient pas trouvé autre chose ! La situation devint de plus en plus grave. Pourtant la vilaine Belzépha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter.

Alors elle mit au point un nouveau plan. Elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac des chaudoudoux, sauf qu'il était froid, alors que celui qui contenait les chaudoudoux était chaud. Dans ces sacs, Belzépha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chauds et doux, mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c'était mieux que rien. Ils empêchaient les gens de se ratatiner. À partir de ce moment-là, lorsque quelqu'un disait : « Je voudrais un chaudoudoux », ceux qui craignaient d'épuiser leur réserve de chaudoudoux répondaient : « Je ne peux pas vous donner un chaudoudoux, mais voulez-vous un froid-piquant ? ».

les froids piquants

Parfois, deux personnes se rencontraient en pensant qu'elles allaient s'offrir des chaudoudoux, mais l'une changeait soudain d'avis, et finalement elles se donnaient des froids-piquants. Dorénavant, les gens mouraient presque plus, mais la plupart étaient malheureux, avaient froid et étaient hargneux. La vie devint encore plus difficile : les chaudoudoux qui au début étaient disponibles comme l'air que l'on respire, devinrent de plus en plus rares. Les gens auraient fait n'importe quoi pour en obtenir.

Avant l'arrivée de la sorcière, ils se réunissaient souvent par petits groupes pour échanger des chaudoudoux, se faire plaisir sans compter, sans se soucier de qui offrait ou recevait le plus de chaudoudoux. Depuis le plan de Belzépha, ils restaient par deux et gardaient les chaudoudoux l'un pour l'autre. Quand ils se trompaient en offrant un chaudoudoux à une autre personne, ils se sentaient coupable, sachant que leur partenaire souffrirait du manque.

Ceux qui ne trouvaient personne pour leur faire don de chaudoudoux étaient obligés de les acheter et devaient travailler de longues heures pour les gagner.

Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits. Ils les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s'attendaient à ressentir une douce chaleur et s'en réjouissaient à l'avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s'être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n'y comprenait rien !

Évidemment comment comprendre que ses sensations désagréables étaient provoquées par les froids-piquants déguisés en faux chaudoudoux ? La vie était bien triste !  Timothée se souvenait que tout avait commencé quand Belzépha leur avait fait croire qu'un jour où ils ne s’y attendraient pas, ils trouveraient leurs sacs de chaudoudoux désespérément vides.

Écoutez ce qui se passa. Une jeune femme gaie et épanouie, aux formes généreuses, arriva alors dans ce triste pays. Elle semblait ne jamais avoir entendu parler de la méchante sorcière et distribuait des chaudoudoux en abondance sans crainte d'en manquer. Elle en offrait gratuitement, même sans qu'on lui en demande. Les gens l'appelèrent Julie Doudoux. Mais certains la désapprouvèrent parce qu'elle apprenait aux enfants à donner des chaudoudoux sans avoir peur d'en manquer.

jeune femme gaie et épanouie

Les enfants l'aimaient beaucoup parce qu'ils se sentaient bien avec elle. Eux aussi commencèrent à distribuer à nouveau des chaudoudoux comme ils en avaient envie. Les grandes personnes étaient inquiètes et décidèrent de passer une loi pour protéger les enfants et les empêcher de gaspiller leurs chaudoudoux. Malgré cette loi, beaucoup d'enfants continuèrent à échanger des chaudoudoux chaque fois qu'ils en avaient envie et qu'on leur en demandait. Et comme il y avait beaucoup d'enfants, beaucoup d'enfants, presque autant que les grandes personnes, il semblait que les enfants allaient gagner. À présent, on ne sait pas encore comment ça va finir.

Est-ce que les grandes personnes, avec leur loi, vont arrêter l'insouciance des enfants ?  Vont-elles se décider à suivre l'exemple de la jeune femme et les enfants et prendre le risque en supposant qu'il y aura toujours autant de chaudoudoux que l'on voudra ?  Se souviendront-elles des jours heureux que leurs enfants veulent retrouver, du temps où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu'on les donnait sans compter ?

Une jolie histoire et beaucoup d'imagination peuvent amener un simple pompon à devenir quelque chose de merveilleux

Claude Steiner (titre original : "A Warm Fuzzy Tale") psychologue américain et disciple d’Eric Berne, fondateur de l’analyse transactionnelle.
L’auteur l’a envisagé comme un support pour comprendre, gérer, changer et améliorer les relations entre les personnes.
☺ Nous avons tous besoin de chaudoudoux… autrement dit, nous avons tous besoin d’amour ☻.

un chaudoudou qui pointe son nez du sac

Mots associés : amour et partager.
Citation intéressante (du moins pour celle et celui qui la comprends en profondeur) : tristesse.
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Clarté

Voici l'histoire écourtée de Saraha, fondateur du tantra, racontée par Osho.
Pour l'histoire complète je vous renvoie aux deux livres « TANTRA – Le chant royal de Saraha » ed. Le Voyage Intérieur ISBN 2-907554-04-2 (volume 1) & 2-907554-05-0 (volume 2).

Ce qui est cérébral, acquis, doit céder la place à ce qui est existentiel.
Ce qui est en plastique doit s'effacer devant ce qui est réel.

Saraha est le fondateur du tantra comme Bodhidharma est celui du zen. Si je devais citer dix bienfaiteurs de l'humanité, Saraha figurerait parmi eux. Si je devais n'en choisir que cinq, je ne pourrais omettre Saraha. Il est né à Vidarbha dans le Maharashtra, non loin de Poona. Son père était un brahmane érudit de la cour du roi Mahapala. Le roi était disposé à donner sa propre fille à Saraha, mais celui-ci rêvait de renoncement. Il devint le disciple de Shri Kirti.

La première directive qu'il reçut fut d'oublier les Védas et toute autre forme de savoir livresque. Progressivement, Saraha effaça tout ce qu'il avait appris. Il devint un grand méditant. Un jour, il eut une vision. Il vit une femme sur un marché et sut qu'elle serait son maître. Shri Kirti l'avait mis sur la voie, l'initiation véritable viendrait de cette femme. Il dit à Shri Kirti : « Tu m'as indiqué la voie, tu as anéanti mes connaissances et accompli la moitié du travail. Mon ardoise est nettoyée, je suis prêt pour le reste ».

Shri Kirti le bénit et Saraha partit. Il arriva sur un marché et eut la surprise d'apercevoir la femme révélée par la vision. Elle était occupée à confectionner des flèches. Une fabricante de flèches était une personne de basse caste. Que Saraha, un brahmane instruit et renommé de la cour du roi, se soit adressé à une telle femme est riche en significations symboliques. Ce qui est cérébral et acquis doit retourner à ce qui est existentiel. Le faux, le plastique, le succédané doit céder la place à l'authentique. Saraha observa la femme. Fermant un œil, elle prit la pose d'un archer et visa une cible invisible. Saraha pressentit le message. Il en avait si souvent entendu parler, il l'avait étudié dans les livres et en avait discuté avec d'autres. Mais ce jour là, pour la première fois, il voyait le « juste milieu » en acte : la femme ne regardait ni à gauche ni à droite, elle était totalement orientée vers le centre. Cette femme avait une beauté plus que physique, elle était spirituellement belle. Saraha s'abandonna. Il vit clairement que c'était cela, la méditation. Il ne s'agissait ni d'une pose, ni de la répétition d'un mantra, ni de rites, ni de l'appartenance à une église, mais d'être dans la vie, de s'adonner aux petites occupations quotidiennes en étant totalement conscient, en étant tellement attentif que, de ce fait, chaque geste devient profond. Il comprit enfin. Il avait essayé de méditer, il avait lutté avec acharnement et voici que la méditation lui apparaissait en chair et en os.

Saraha alla vivre avec cette femme dans un champ de crémation. Un amour immense existait entre eux. Un tel amour dépasse ce qu'une relation amoureuse peut donner. L'amour humain est plus intime, sans aucun doute, car il implique les corps. Au mieux, il englobe aussi le mental et la psyché. En général, il ne s'agit que des corps. Entre le maître et le disciple, il y va de l'âme. Un tel amour est très rare. Saraha devint un adepte du tantra, guidé par la femme aux flèches. Il ne méditait plus. Il avait déjà renoncé aux Védas, aux saintes écritures et au savoir. A présent, il laissait tomber la méditation. Le chant et la danse étaient devenus sa méditation, célébrer et fêter étaient désormais son mode de vie. Et il vivait parmi les bûchers ! La beauté du tantra est qu'il unit les opposés et transcende le paradoxe. Un lieu de crémation vous remplit de tristesse. Pourtant, si vous ne trouvez pas la joie parmi les cadavres, toutes les autres joies de votre vie seront des leurres. Si vous pouvez vous réjouir face à la mort, vous accéderez à la sérénité réelle. Elle ne sera plus conditionnelle.

Saraha acquit l'esprit religieux authentique parce que sa vie était devenue jeu.
Osho (traduit de l'anglais) histoire issue du TAROT DE RAJNEESH renomé par après le NEO ZEN TAROT
danceurs sur fond rouge

Mots utilisés : authenticité, beauté, jeu, joie, maître, mantra, méditation, mental, mort, relation, spirituel, tantra (तन्त्र), vivre et vivre.

Rapport avec le tantra :
Bien que tout le monde sache que ce n'est qu'un mythe, Saraha est considéré comme un des fondateurs du tantra.
Citations relatées : obscur(e) et tristesse.
Humour associé : paradoxe.
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L'histoire du colibri

Un jour, un grand incendie se déclare dans la forêt…

Tous les animaux, terrifiés, observaient impuissants ce désastre.

Seul le petit colibri, aussi frêle que déterminé, s'active en allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec, qu'il jette sur le feu, recommençant son manège sans relâche.

Au bout d'un moment, le tatou agacé par cette activité à ses yeux inutile, lui dit :
- « Colibri ! Tu n'es pas un peu fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? »
- « Je le sais, répond le colibri, mais au moins, je fais ma part ».


C'est notre responsabilité à chacun : si nous le décidons, nous ne sommes pas impuissants.

et comme le dit un proverbe africain : « Des millions de fourmis, ensemble, peuvent soulever un éléphant ».
légende amérindienne souvent racontée par Pierre Rabhi.
Mots associés : courage et responsabilité.

Colibri jaune

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La comparaison

Un rappel que vous êtes nécessaire. Personne n'est plus haut, personne n'est plus bas ; personne n'est supérieur et personne n'est inférieur. Tout coïncide (tout a sa place).

   Un samourai, un fier guerrier, vint à visiter un maître Zen. Le samourai était très connu, mais voyant le maître, voyant sa beauté et la grâce du moment, il se trouva soudain inférieur.
   Il demanda au maître : « Pourquoi me sens-je inférieur ? Il y a un instant tout allait bien. En entrant dans votre cour, soudainement je me senti inférieur. Je n'ai jamais senti cela ».
   Le maître lui répondit : « Attends. Quand tout le monde sera parti, je te répondrai ».
   Les gens continuèrent à venir voir le maître tout au long de la journée et le samourai devenait de plus en plus fatigué. Le soir, la salle fut vide et le samourai demanda : « Vous pouvez me répondre maintenant ? »
   Le maître dit : « Viens avec moi dehors ».
   C'était une nuit de pleine lune et la lune commençait à monter à l'horizon. Le maître dit : « Regarde ces arbres. Celui-ci monte très haut et à côté de lui, se trouve un petit arbre. Tout deux existent près de ma fenêtre depuis des années et jamais il n'y a eu un problème. Le plus petit n'a jamais parlé au grand en disant : “Pourquoi me sens-je inférieur à toi ?” Celui-ci est petit et celui-là est grand. Pourquoi n'ai-je jamais entendu un chuchotement ? »
   Le samourai répondit : « Parce qu'ils ne savent pas comparer ».
   Le maître répondit : « Alors tu n'as pas besoin de me demander. Tu connais la réponse ».

Quand vous ne comparez pas, tout infériorité et toute supériorité disparaissent. Alors vous êtes… vous êtes simplement là. Un petit buisson ou un grand arbre… cela n'a pas d'importance, vous êtes vous-même. L'univers à besoin d'un feuille d'herbe autant que la plus grande étoile. Le son d'un coucou est nécessaire, tout comme chaque bouddha : le monde serait moins riche si le coucou disparaissait.
Regardez autour de vous. Tout a sa place. C'est une unité organique ; personne n'est plus bas ; personne n'est supérieur et personne n'est inférieur.
Tout est incomparablement unique. Vous êtes nécessaire. Si vous ne pouvez pas le sentir ici, où le feriez-vous ?
Chaque jour je me courbe en vous saluant pour vous rappeler que vous êtes parfait, que rien ne manque, que vous êtes déjà là. Même un simple pas n'a pas besoin d'être fait, tout est comme il se doit. C'est ça la conscience religieuse.
Osho (traduit de l'anglais) histoire issue du TAROT DE RAJNEESH renomé par après le NEO ZEN TAROT

Nous vous invitons à lire : DIGNE et même FIER plutôt que ARROGANT ou HAUTAIN… ou bien un chapitre entier, plein de comparaisons entre des notions et mots tantriques et ceux parfois employés dans un sens inapproprié (par le commun des mortels) : page des comparaisons (oui, c'est une forme d'autodérision) et, LAST BUT NOT LEAST, nos réflexions au sujet du mot mental.

différents arbres

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Le conte initiatique russe de Baba Yaga

Le courage et l'honnêteté requis par la quête spirituelle nous sont révélés dans ce conte initiatique russe.

Baba Yaga

Baba Yaga est une vieille femme sauvage au visage de sorcière. Elle connaît tout et vit au plus profond de la forêt, faisant bouillir son chaudron. Lorsque nous partons à sa recherche, nous sommes effrayés car elle nous oblige à avancer dans le noir, à poser des questions dangereuses et à sortir du monde de la logique et du confort.

Le premier à venir la trouver est un jeune homme. II frappe en tremblant à la porte de la cabane. Baba Yaga lui demande : « Viens-tu de ton propre choix ou es-tu envoyé par quelqu'un ? » Le jeune homme, encouragé dans sa quête par sa famille, répond : « Je suis envoyé par mon père ». Baba Yaga le jette alors prestement dans son chaudron pour le faire cuire.

La prochaine à tenter sa chance est une jeune femme ; elle voit le feu qui couve et entend les ricanements de Baba Yaga. Baba Yaga demande à nouveau : « Viens-tu de ton propre choix ou es-tu envoyée par quelqu'un ? » La jeune femme qui toute seule avait été attirée dans les bois pour voir ce qu'elle pouvait y trouver répond : « Je suis ici de mon propre choix ». Baba Yaga la précipite dans le chaudron et la fait cuire aussi.

Plus tard, un troisième visiteur arrive, encore une jeune femme. Elle est profondément troublée par le monde et se présente devant la hutte de Baba Yaga au cœur de la forêt. Elle aussi voit la fumée et sait qu'il y a grand danger. Baba Yaga lui fait face : « Viens-tu de ton propre choix ou es-tu envoyée par quelqu'un ? »
et la jeune femme de répondre sincèrement : « Je viens en grande partie de ma propre initiative, mais en grande partie aussi à cause des autres. Je suis aussi venue en grande partie parce que vous étiez ici, parce qu'il y a la forêt et pour une autre raison que j'ai oubliée. Mais en grande partie je ne sais pas pourquoi je suis venue. »
Baba Yaga la regarde alors pendant un moment et dit : « Ça va » et elle l'invite à entrer dans sa hutte.

Rapport avec le tantra : voir les mots chercher, cœur, conscience, courage, peur et spiritualité.
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Conversation in utero

Dans le ventre d'une mère enceinte, deux petits êtres sont en train de parler. L'un dit à l'autre :
–   Crois-tu à la vie après la naissance ?
Immédiatement l'autre répond :
–   Évidemment ! Il doit y avoir quelque chose après la naissance. Peut-être sommes nous seulement ici pour nous préparer à ce que nous serons plus tard.
–   Sornettes ! Il n'y a pas de vie après la naissance ! Franchement, à quoi cela ressemblerait-il ?
–   Je ne le sais pas exactement, mais il y aura certainement plus de lumière qu'ici. Peut-être que nous seront debout, et que nous marcherons sur nos propres jambes, et que nous mangerons par la bouche.
–   Mais enfin, c'est tout à fait absurde ! Marcher est impossible. Et manger avec la bouche ?? Complètement ridicule ! Nous recevons seulement de la nourriture par le cordon ombilical. Je te dis une chose : la vie après la naissance est une hypothèse exclue. Le cordon ombilical est beaucoup trop court.
–   Et pourtant… je crois qu'il doit y avoir quelque chose. Peut-être que tout sera un peu différent de ce à quoi nous sommes habitués, mais…
–   Mais tu sais bien que personne n'est jamais revenu après la naissance. La vie s'arrête là. Il n'y a rien d'autre que cette nuit absolue où s'enchaînent nos peurs.
–    Peut-être pas… Je ne sais pas exactement comment ça sera après la naissance, mais je suis sûr que nous verrons notre mère et qu'elle nous soignera.
–   Mère ? Tu crois à une mère ? Et où cette mère serait-elle, d'après toi ?
–   Où ça ? Mais elle nous entoure ! En elle et par elle nous vivons. Sans elle il n'y aurait rien.
–   Lè je n'en crois pas un mot ! Je n'ai jamais vu de mère : ça n'existe donc pas.
–   Oui mais parfois, quand nous sommes très silencieux, je peux l'entendre chanter, ou sentir qu'elle nous caresse. Tu l'as senti aussi, n'est-ce pas ? Je crois donc que la vraie vie doit encore venir et que nous nous sommes ici pour nous apprêter à la vivre…
(probablement de la main de) Jirina Prekop (texte remanié par Nathalie L.)
titre originel « Une vie après la naissance ? »
(connu aussi sous d'autres titres tel que « Y a-t-il une vie après la naissance ? » & « Dialogue entre deux bébés dans le ventre »)
Mots utilisés : bébé, certitude, chanter, connaître, habitude, MOT, nourriture, peur, sentir, vérité et vivre.
NOIR et BLANC

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Le croyant et l'athée

C’est l’histoire de deux types assis dans un bar en plein milieu des étendues sauvages d’Alaska.

L’un est croyant, l’autre est athée, et ils débattent de l’existence de Dieu avec cette intensité particulière qui s’installe aux environs de la quatrième bière.

Et l’athée dit : « écoute, c’est pas comme si j’avais aucune raison fondée de ne pas croire en Dieu. C’est pas comme si j’avais jamais essayé tous ces trucs de prière et de Dieu.

Tien, le mois dernier, un blizzard atroce m’a éloigné du camp, je ne voyais rien, j’étais paumé, il faisait moins cinquante, et alors je l’ai fait, j’ai essayé : je me suis mis à genoux dans la neige et j’ai crié : Mon Dieu, s’il y a un Dieu, je suis perdu dans le bilzzard, je vais mourir si vous ne m’aidez pas ! »


Et là, dans le bar, le croyant regarde l’athée, perplexe : « Alors tu dois y croire, maintenant, il dit. Après tout t’es là, bien vivant. »

L’athée lève les yeux au ciel comme si le croyant était un crétin : « Non mon pote, tout ce qui s’est passé, c’est que deux Eskimos sont passés par là et m’ont indiqué la direction du camp. »
Extrait du livre : « C’est de l’eau » p21 à 38 de David Foster Wallace — Edition Au diable vauvert
Merci à Didier BALLE de nous l'avoir rapporté, ainsi que de sa réflexion pertinente.
Cf. la réflexion au sujet de RELIGIEUX plutôt que PRATIQUANT.
Citation associées : croyance et religion.
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Un après-midi avec Dieu

Il était une fois un petit garçon qui voulait rencontrer Dieu.
Comme il savait que ce serait un long voyage pour se rendre à Sa maison, il remplit sa valise de petits gâteaux et de six bouteilles de limonade, et il se mit en route.
Trois pâtés de maison plus loin, il vit une vieille dame. Assise dans le parc, elle fixait quelques pigeons. Le garçon s'assit près d'elle et ouvrit sa valise. Il s'apprêtait à prendre une limonade lorsqu'il remarqua l'air affamé de la vieille dame. Il lui offrit donc un gâteau. Elle accepta avec reconnaissance et lui sourit. Son sourire était si joli que le garçon voulut le voir encore. Il lui offrit donc une limonade. Elle lui sourit de nouveau. Le garçon était ravi ! Ils restèrent ainsi tout l'après-midi à manger, sans dire un seul mot.
Lorsque le soir tomba, le garçon se rendit compte qu'il était très fatigué et se leva pour partir. Cependant, au bout de quelques pas à peine, il se retourna, courut vers la vieille dame et la serra dans ses bras. Elle lui fit alors son plus beau sourire.
Peu de temps après, lorsque le garçon franchit la porte de sa maison, son regard joyeux étonna sa mère.
Elle lui demanda : « Qu'as-tu fait aujourd'hui qui te rende si heureux ? »
Il répondit : « J'ai déjeuné avec Dieu. »
Et avant que sa mère puisse répondre, il ajouta : « Tu sais, elle a le plus merveilleux des sourires ! »

Entre temps, la vieille dame, rayonnante de joie elle aussi, retourna chez elle. Frappé de l'expression paisible qu'elle arborait, son fils lui demanda : « Maman, qu'as-tu fait aujourd'hui qui te rende si heureuse ? » Elle répondit : « Au parc, j'ai mangé des gâteaux avec Dieu. »
Et avant que son fils puisse répondre, elle ajouta : « Tu sais, il est beaucoup plus jeune que je ne le croyais. »
Julie A. Manhan
Rapport avec le tantra : cf. les notions Dieu et temps.

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L'écho

Un petit garçon, nommé Jules, ne savait pas encore ce qu'était un écho.
Un jour, alors qu'il joue dans une prairie près de chez lui, il se met à crier : « Ho-hé ! »
Immédiatement, il entend les mêmes mots se répéter dans le vallon tout proche.
Croyant que quelqu'un s'y est caché, il demande d'un air étonné :« Qui est là ? »
La voix mystérieuse répète aussitôt : « Qui est là ? »
Jules s'écrie alors : « Tu es stupide ! »
et les mêmes mots lui sont aussitôt renvoyés par la même voix.
Lè-dessus, Jules se met en colère et il apostrophe de plus en plus violemment cet inconnu qui se moque de lui.
L'écho lui rend ses injures avec une fidélité parfaite. Hors de lui, Jules se dirige vers le vallon pour y dénicher l'insolent qu'il imagine s'être caché. Bien évidemment, il n'y trouve personne.
Il court alors à la maison pour se plaindre à sa mère de ce qui lui est arrivé. Il lui raconte qu'un méchant garçon caché dans le vallon l'a insulté.
Sa mère lui répond : « Cette fois tu as tort, car tu n'as entendu que l'écho de tes propres paroles. Si tu avais lancé une parole affectueuse, il t'aurait répondu par une parole affectueuse aussi.

Il en va de même dans la vie : La conduite des autres à notre égard est le plus souvent l'écho de la nôtre envers eux. Si nous agissons honnêtement avec eux, ils agissent honnêtement avec nous. Mais si nous sommes désobligeants, durs et grossiers avec nos semblables, nous ne pouvons rien espérer de mieux de leur part »
.
Souvent, sans nous en rendre compte, nous sommes les créateurs des situations qui nous arrivent. Lorsque nous avons des pensées positives, nous recevons du positif. Au contraire, lorsque nous voyons tout en noir, nous attirons les problèmes et nous nous y noyons. C'est un cercle vicieux tant dans le négatif que dans le positif, mais la bonne nouvelle, c'est qu'il est en notre pouvoir d'orienter nos pensées.
Tout ce qui nous arrive est l'écho de nos pensées, choisissons donc de penser positif et le retour n'en sera que positif.

« Ne faisons pas à autrui ce que nous ne voulons pas qu'on nous fasse ».
A. van Hasselt
Rapport avec le tantra : cf. les réflexions des mots amour, conscience, croyance, mental, penser et zone (è risque).

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Les étoiles de mer

Un jour des milliers et des milliers d'étoiles de mer s'étaient échouées sur la rive d'une grande plage à Bali.
Une petite fille en ramassait et les rejetait dans l'eau.
Quand je lui dis que cela ne servait à rien, car il y en avait tellement, elle me répondit :

« Pour celles que je peux rejeter, cela en vaut la peine ! »
(nous cherchons l'auteur ;
si vous le connaissez, contactez-nous via
info @ livingtantra . be (sans espace)
ou utilisez le formulaire à la page CONTACT. Merci !)
Rapport avec le tantra : cf. aimer (amour), croyance, penser et zone (è risque).

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Le jugement (des bénédictions déguisées… ou pas)

Juger, entretenir des opinions est le propos d'un état d'esprit sclérosé. Le mental adore prononcer des verdicts, cela le rassure face aux péripéties de la vie, qui le mettent mal à l'aise et l'inquiètent. Soyez courageux, n'interrompez jamais votre croissance, vivez l'instant tel qu'il se présente et ne quittez pas le fleuve de l'existence.

Voici une histoire que Lao-Tseu aimait raconter. Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu'il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu'on lui proposait une fortune pour l'animal, le vieillard répondait :
— Ce cheval est beaucoup plus qu'un animal pour moi, c'est un ami, je ne peux pas le vendre.
(petit) cheval courant de gauche à droite
Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l'étable vide donnaient leurs avis :
— Pauvre idiot, il était prévisible qu'on te volerait cette bête. Pourquoi ne l'as-tu pas vendue ? Quel malheur !
Le paysant se montra plus circonspect :
— N'exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l'étable. C'est un fait. Tout le reste n'est qu'une appréciation de votre part. Comment savoir si c'est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissans qu'un fragment de l'histoire. Qui sait ce qu'il adviendra ?
Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d'esprit.
cheval courant
Quinze jours plus tard, le cheval revint. Il n'avait pas été volé, il s'était tout simplement mis au vert et rammenait une douzaine de cheveaux sauvages de son escapade. Les villageois s'attroupèrent de nouveau :
— Tu avais raison, ce n'était pas un malheur, mais une bénédiction.
— Je n'irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c'est une chance ou une malchance ? Ce n'est qu'un épisode. Peux-t'on connaître le contenu d'un livre en ne lisant qu'une phrase ?
Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L'un d'eux le jetta par terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus commenter la chose :
— Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t'on pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t'aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre.
— Voyons, rétorqua le paysan, n'allez pas si vite. Mon fils a perdu l'usage de ses jambes, c'est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l'avenir.
Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l'armée, sauf l'invalide.
— Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.
— Je vous en prie, répondis le paysan, ne jugez-pas hâtivement. Vos jeunes sont enrollés dans l'armée, le mien reste à la maison, c'est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c'est un bien ou un mal.
(grand) cheval courant de gauche à droite
Ne jugez pas, sinon vous ne connaîtrez jamais la réalité. Vous réagissez obsessionellement aux événements et sautez aux conclusions. Immédiatement, vous cessez de grandir. Le jugement dessèche votre intelligence. Votre mental aime prononcer des sentences parceque le flot mouvant de la réalité l'angoisse et lui fait perdre ses moyens. Le voyage ne s'achève jamais. La fin d'une route est le commencement d'une autre. En fermant une porte, vous en ouvrez une nouvelle et quand une montagne est gravie, vous découvrez celle qui suit. L'homme courageux ne se soucie pas du but, il se contente de voyager, se satisfait du moment présent et grandit de seconde en seconde. Un tel homme fusionne avec le Tout.
Lao-Tseu (avec les commentaires d'Osho)
Nos réflexions au sujet des mots jugement, mental, réalité et temps.
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L'histoire de Kali KALI

Brahman (avec un « N »), le non manifesté, le (Grand) TOUT, l'incompréhensible, eut un jour le désir de se diversifier.
Il créa donc Brahma (sans « N »), le manifesté et Sarasvati, la pureté et la sagesse.
Quand la sagesse se développa et se mit à se matérialiser de plus en plus, Lakshmi, la déesse de la beauté et de la prospérité prit forme. Elle eut un compagnon nommé Vishnu.
Peu après, le genre humain apparut.
Mais avec l'expansion de la prospérité des humains arriva l'envie, la jalousie, les angoisses, les peurs (la peur de perdre ses biens, la peur qu'il n'y en ait pas assez pour tout le monde) et bien d'autres démons virent le jour.

Shiva fut créé pour intervenir de façon régulière, en détruisant ici et là l'ancien pour faire place au nouveau.
Malgré cela, au bout d'un certain temps, quelques millénaires donc, les démons devinrent tellement nombreux et puissants que les dieux et déesses de lumière durent battre en retraite.

Ce fut le moment où Brahma, Vishnu et Shiva décidèrent de faire naître Kali.

Kali était tellement féroce qu'elle tuait les démons les plus monstrueux.
et plus elle massacrait, plus elle s'enivrait de ce sang, de ces tueries, de sa propre explosion d'énergie de Shakti divine.

Au bout d'un moment, c'est-è-dire, au bout de quelques autres millénaires, elle ne se limita même plus aux démons, mais, sous l'emprise de sa frénésie, elle se mit à tuer aussi les dieux et déesses de lumière.
Shiva eut alors recours à une ruse. Il se transforma en bébé agonisant en plein milieu du champ de bataille engendré par la guerre entre Kali et les démons.

Lorsque Kali découvrit ce pauvre bébé en pleurs, son cœur s'ouvrit tout grand et elle se mit à lui accorder tous ses soins.
Alors Shiva reprit sa forme divine avec son vajra (= son sexe) en pleine érection (eh oui, ce n'est pas d'une histoire de curé dont il s'agit ici).

Kali, subjuguée et encore pleine de Shakti (= de vitalité désirante), s'assit sur Shiva et en faisant l'amour suprême, le Mahamudra, elle s'ouvrit à la douceur. Le mental disparut et, avec lui, la dualité et Brahman put recouvrir sa forme primaire, l'unité, le non manifesté, pour permettre la naissance d'un nouveau cycle de l'univers.

Adaptation libre de Sono d'après l'enseignement du tantra cachemirien
Mots et noms propres utilisés : bébé, cœur, désir, Kali, Mahamudra, mental, peur, Shakti, Shiva et vajra.

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Lapin de Velours

Dans l'histoire enchanteresse du « Lapin de Velours », il y a une peluche - le Cheval de Cuir – qui a vécu dans la chambre des enfants plus longtemps que tous les autres jouets.
Un jour le Lapin, qui est relativement nouveau, demande au Cheval de Cuir : « Qu'est-ce qui est RÉEL ? »
Le Cheval de Cuir répond : « C'est quelque chose qui t'arrive. Lorsqu'un enfant t'aime pendant très très longtemps, pas seulement pour jouer avec lui, mais quand il t'aime VRAIMENT, alors tu deviens Réel ».
« Est-ce que ça fait mal ? » demande le Lapin.
« Quelquefois », dit le Cheval de Cuir, car il dit toujours la vérité. « Lorsque tu es Réel, il ne t'importe pas d'avoir mal ».
« Est-ce que ça arrive d'un seul coup, comme un mécanisme à ressort qui se déclenche », demande-t-il, « ou peu à peu ? »
« Ca n'arrive pas d'un seul coup », dit le Cheval de Cuir. « Tu le deviens. Cela prend longtemps. C'est pourquoi ça n'arrive pas souvent à des personnes qui s'effondrent facilement, qui sont peu flexibles ou qui doivent être traitées avec précaution. Habituellement, au moment où tu deviens Réel, tes cheveux ont en grande partie disparu à force d'être aimés, tu perds tes yeux, tes articulations ont du jeu et tu es en piteux état. Mais tout cela n'a aucune importance, car une fois que tu es Réel, tu ne peux être laid, si ce n'est pour les gens qui ne comprennent pas ».
Margery Williams
(titre original “The Velveteen Rabbit”)
Rapport avec le tantra :
1. La différence entre douleur et souffrance.
2. Les réflexions au sujet des mots beauté (laideur), bonheur, croyance, émerveillement, être (devenir), pureté et vérité (réel).
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La leçon du feu
Un membre habituel d'une certaine église cessa subitement de venir au culte. Après quelques semaines, le représentant du culte décida de lui rendre visite. C'était par une soirée froide. Il trouva l'homme seul face à un feu ouvert flamboyant.

Devinant la raison de sa visite, l'homme lui souhaita la bienvenue, l'invita à s'asseoir dans un grand fauteuil près du feu et attendit.

Le représentant du culte se mit à l'aise, resta silencieux et contempla le jeu des flammes autour des bûches.

Après quelques minutes, il prit saisit les pinces, choisit une braise ardente et la sépara des autres braises.

Puis il se rassit dans son fauteuil, silencieux. L'hôte regarda attentivement ce qui se passait. Les flammes de la braise isolée diminuaient, brusquement, elle eut un dernier éclat et s'éteignit. Très vite elle devient complètement froide.
Aucun mot n'avait été prononcé depuis l'arrivée du visiteur. Juste avant qu'il ne parte, il prit la braise morte et la remit au milieu du feu. Immédiatement celle-ci recommença à briller grâce à la lumière et la chaleur des autres braises Quand le visiteur s'en alla, son hôte lui dit : « Merci beaucoup pour votre visite et spécialement pour la leçon. Je reviendrai au culte dès dimanche prochain ».
- auteur (anglophone) inconnu - (nous cherchons l'auteur ;
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Le mental (ou le pouvoir d'auto-suggestion)

Dans les années 50, un bateau container anglais transportant des bouteilles de Madère en provenance du Portugal débarque en Ecosse pour livrer sa marchandise. Un marin s'introduit dans le container de réfrigération pour vérifier s'il ne reste plus rien à livrer. Nul ne sait qu'il est entré et on referme la porte du container alors que l'homme est encore à l'intérieur.Il tambourine sur les cloisons, mais personne ne l'entend et le bateau repart pour le Portugal.
Le marin trouve de la nourriture dans ce lieu mais il sait qu'il ne pourra pas survivre très longtemps dans cette chambre froide. Il a pourtant la force de saisir un morceau de métal et il grave heure après heure jour après jour, le récit de son terrible martyre. Il énonce avec une précision scientifique son agonie. Comment le froid l'engourdit, comment ses doigts et ses orteils gèlent. Comment son nez se transforme en pierre insensible. La morsure de l'air réfrigéré devient une véritable brûlure, son corps qui peu à peu devient un gros glaçon.
Lorsque le bateau jette l'ancre à Lisbonne, on ouvre le container et on découvre l'homme mort de froid. On lit son histoire gravée sur les murs. Toutes les étapes de son calvaire y sont décrites avec force détails. Mais le plus extraordinaire n'est pas là. Le capitaine examine le thermomètre du container frigorifique. Il indique 20°C. En fait, le système de réfrigération n'avait pas été activé pendant tout le trajet du retour.
L'homme est mort de froid parce qu'il CROYAIT que le système de réfrigération fonctionnait et qu'il s'imaginait avoir froid. Ce n'était que son imagination qui l'avait tué.
- quand la réalité depasse la fiction -

La véracité de cette histoire n'a pas été prouvée ; bien au contraire, car jusqu'è ce jour (15 avril 2010) nous (notre équipe) n'avons trouvé aucune référence officielle dans les pages anglaises de l'internet (or il s'agissait quand-même d'un marin sur un navire anglais).

Rapport avec le tantra : cf. mental.
Citations associées : mental, problème et réalité.

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Le meunier, son fils et l'âne (être soi)

Le meunier, son fils et l'âne (1873) J. WORMS   Le meunier, son fils et l'âne - 6 images anciennes, publicitaires — Compagnie Liebig

Un enfant demande à son père :
— Dis papa, quel est le secret du bonheur ?
Le père invite alors son fils de le suivre ; ils sortent de la maison, le père assis sur leur vieil âne et le fils suivant à pied. Et les gens du village de murmûrer :
— Mais quel mauvais père qui oblige ainsi son fils à aller à pied !
— Tu as entendu mon fils ? demande le père.
Puis, il installe son fils sur l'âne et marche à côté.
Un peu plus loin, ils rencontrent d'autres gens du village qui dirent :
— Quel fils indigne, qui ne respecte pas son vieux père et le laisse aller à pied !
— Tu as entendu mon fils ?
Cette fois-ci, ils s'installent tous les deux sur l'âne et, le prochain groupe de villageois commente :
— Ils ne respectent pas leur bête à la surcharger ainsi !
— Tu as entendu mon fils ?
De nouveau ils s'adaptent, cette fois-ci portant eux-mêmes leurs affaires, l'âne trottinant derrière eux.
Cette fois encore les gens du village y trouvèrent à redire :
— Voilè qu'ils portent eux-mêmes leurs bagages maintenant ! C'est le monde à l'envers !
— Tu as entendu mon fils ? répète le père.
— Tu me demandais le secret du bonheur. Sache que peu importe ce que tu feras, il y aura toujours quelqu'un pour y trouver à redire. Fais ce qui te plaît et tu seras heureux.
adaptation écourtée d'une fable de Jean de La Fontaine
(merci à Hubert L. pour la correction de notre adaptation)
La version originale de cette histoire se trouve sur :
www.lafontaine.net/lesFables/imprimeFable.php?id=44&ill=

nouvelle illustration — annno 1989   ancienne illustration

(une illustration récente (1989) à côté d'une illustration ancienne… pour autant que vous ayez prévu que votre fenêtre soit au moins 1 245 pixels de large)
Rapport avec le tantra :
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ÊTRE MORT — pour tout chercheur de lumière La BD ci-dessous parle de la théorie de Andy Weir.   Cette histoire est inspirée par la physique quantique, et mise en BD par Jibé.   L'or en ce nous l'a communiquée le jeudi, 14 avril 2016.
Qu'elle puisse vous inspirer autant qu'à nous.
pour tout chercheur de lumière

Voici l'histoire originelle de Andy Weir — traduite en français par Nicolas Demange — et qui a inspiré Jibé a en faire une BD :

L'œuf

Tu rentrais chez toi lorsque tu mourus.
C’était un accident de voiture. Pas des plus impressionnants mais néanmoins fatal. Tu laissais derrière toi une femme et deux enfants. Ce fut une mort non douloureuse. Les urgentistes firent leur possible pour te sauver mais en vain. Ton corps était tellement en charpie que tu fis bien de ne pas y rester, crois-moi.
Et c’est à ce moment-là que tu me rencontras.
« Quoi ?… Que s’est-il passé ? », tu demandas, « Où suis-je ? »
« Tu es mort », répondis-je d’une façon très détachée et sans prendre de détours.
« Il y avait un… un camion et il s’est mis à déraper… »
« Ouaip », dis-je.
« Je… Je suis mort ? »
« Ouaip. Mais ne t’en fais pas, tout le monde meurt. », dis-je.
Tu as regardé autour de toi. Il n’y avait rien que le néant. Juste toi et moi. Tu demandas « Où sommes-nous ? Dans l’après-vie ? »
« Plus ou moins », dis-je.
« Tu es Dieu ? »
« Ouaip, »  répondis-je, « Je suis Dieu. »
« Mes enfants… ma femme », tu dis.
« Que leur veux-tu ? »
« Ils vont s’en sortir ? »
« Voilà ce que j’aime », dis-je. « Tu viens de mourir et ce qui te préoccupe le plus, c’est ta famille. C’est vraiment bien tout ça. »
Tu me regardas avec fascination. A tes yeux, je n’avais rien d’un Dieu. Je ressemblais à n’importe quel homme. Ou même à une femme. Peut-être une vague image d’autorité. Plus comme un professeur de français  que comme le tout puissant, en tout cas.
« Ne t’en fais pas », repris-je. « Ils vont très bien s’en sortir. Tes enfants se souviendront de toi comme d’un homme parfait en tout point. Ils n’ont pas eu le temps de développer un quelconque mépris envers toi. Ta femme pleurera extérieurement, mais se sentira secrètement soulagée. Pour être franc, ton mariage s’effondrait. Si ça peut te consoler, elle se sentira coupable de se sentir soulagée.
« Oh », tu dis. « Et que va-t-il se passer à présent ? Je vais au paradis ou en enfer ou un truc dans ce genre ? »
« Ni l’un ni l’autre » dis-je. « Tu vas être réincarné. »
« Ah », tu dis. « Donc les Hindouistes avaient raison. »
« Toutes les religions ont raison à leur manière. » répondis-je. « Marche avec moi. »
Tu me suivis tandis que nous arpentions le vide. « Où va-t-on ? »
« Nulle part en particulier », dis-je « C’est juste sympa de marcher en parlant. »
« A quoi bon, alors ? » tu repris. « A ma renaissance, mon ardoise sera simplement effacée, c’est ça ? Un bébé. Donc toutes mes expériences et tout ce que j’ai vécu dans cette vie n’aura aucune importance. »
« Pas du tout ! » dis-je. « Tu gardes en toi toutes les expériences et les connaissances de tes vies passées. Tu ne t’en souviens simplement pas pour le moment. »
Je m’arrêtai de marcher et te pris par les épaules. « Ton âme est plus magnifique, plus belle et plus gigantesque que tu ne peux l’imaginer. Un esprit humain ne peut contenir qu’une minuscule fraction de ce que tu es. C’est comme plonger un doigt dans un verre d’eau pour voir si elle est chaude ou froide. Tu ne mets qu’une infime partie de toi dans ton vaisseau et quand tu le ramènes, tu t’enrichis de toutes les expériences vécues. »
« Tu étais dans un humain les 48 dernières années. Donc tu n’as pas encore eu le temps de te détendre et de sentir le reste de ton immense conscience. Si on demeure ici assez longtemps, tu commenceras à te souvenir de tout. Mais il n’y a aucun intérêt à faire cela entre chaque vie. »
« Combien de fois ai-je été réincarné, alors ? »
« Oh, plein de fois. Vraiment beaucoup de fois. Et en une multitude de vies différentes. » dis-je. « Dans ta vie à venir, tu vas être une jeune paysanne chinoise en 540 avant JC. »
« Attendez… Quoi ? » tu bégayas. « Vous me renvoyez dans le passé ? »
« Eh bien, techniquement, oui. Le temps, comme tu le connais, n’existe que dans ton univers. Les choses sont différentes là d’où je viens. »
« D’où viens-tu ? » tu demandas.
« Bien sûr. » expliquai-je. « Je viens d’autre part. De quelque part d’autre. Et il y en a plein d’autres comme moi. Je sais que tu aimerais savoir comment ça se passe ici, mais honnêtement, tu ne comprendrais pas. »
« Oh », tu dis, un peu abattu. « Mais attendez un peu. Si je suis réincarné dans un autre point du temps, j’ai pu interagir avec moi-même à des moments. »
« Bien sûr. Cela arrive tout le temps. Et comme chaque vie n’est consciente que de sa ligne temporelle, tu ne t’en rends même pas compte quand cela arrive. »
« Alors, quel est l’intérêt de tout ça ? »
« Sérieusement ? » demandai-je. « Tu me demandes sérieusement quel est le sens de la vie ? Ca fait pas un peu stéréotype ? »
« C’est une question raisonnable. » tu insistas.
Je te regardai dans les yeux. « Le sens de la vie, la raison pour laquelle j’ai créé tout cet univers : c’est pour que tu mûrisses. »
« Vous voulez dire l’humanité ? Vous désirez que nous mûrissions. »
« Non. Juste toi. J’ai créé cet univers entier rien que pour toi. A chaque nouvelle vie, tu grandis et mûris et deviens un plus grand et un meilleur esprit.  »
« Que pour moi ? Et tous les autres ? »
« Il n’y a pas d’autres. » dis-je, « Dans cet univers, il n’y a que toi et moi. »
Tu me fixas d’un air ébahi. « Mais tous les gens sur Terre… »
« Ils sont tous toi. Différentes incarnations de toi. »
« Attendez. Je suis tout le monde ! »
« Tu commences à comprendre, maintenant. » te dis-je en te donnant une tape dans le dos.
« Je suis tout être humain qui a jamais vécu ? »
« Et ne vivra jamais, oui. »
« Je suis Abraham Lincoln ? »
« Et tu es aussi John Wilkes Booth », ajoutai-je.
« Je suis Hitler ? » tu t’exclamas, horrifié.
« Et tu es les millions de gens qu’il a tués. »
« Je suis Jésus ? »
« Et tu es tous ceux qu’ils l’ont suivi. »
Tu tombas silencieusement.
« Chaque fois que tu persécutais quelqu’un », dis-je, « c’est toi-même que tu persécutais. Chaque acte de bonté que tu as réalisé, c’est à toi que tu l’as fait. Chaque moment heureux ou malheureux vécu par un homme a été, ou sera, vécu par toi. »
Tu réfléchis un long moment.
« Pourquoi ? », me demandas-tu, « Pourquoi faire tout cela ? »
« Parce qu’un jour, tu deviendras comme moi. Car c’est ce que tu es. Tu es l’un des miens. Tu es mon enfant. »
« Wow », tu dis, « Tu veux dire que je suis un Dieu ? »
« Non. Pas encore. Tu n’es qu’un fœtus. Tu grandis encore. Quand tu auras vécu toutes les vies humaines à travers le temps, tu auras grandi assez pour naitre. »
« Donc, l’univers entier », tu dis, « n’est rien que… »
« Un œuf. « , répondis-je, « Il est maintenant temps que tu partes pour ta nouvelle vie. »
Et je t’envoyai sur ton chemin.
De Andy Weir,
traduite de l’anglais par Nicolas Demange.
L'œuf

Pour ceux — comme les tantrika qui connaissent les 36 tattvas — cette théorie est évidente, nous ajouterons aussi tout être vivant (qu'il soit animal/insecte, virus, bactérie ou unicellulaire) ainsi que le monde végétal et, moins évident, tout objet (c.-à-d. autant la gâchette d'une mitrailleuse, que la mitrailleuse en elle même, etc.). Vu que dieu (c.-à-d. nous) sommes tout ; qu'on en soit conscient ou non.

Citations associées : lumière et mort.
Histoire associée : La petite âme et le Soleil.
Humour associé : mort.
Mots associés : lumière, immortel, lumière et mort.
Poèmes associés : (éternel) et (lumière).
POUR TOUTE PERSONNE TRÈS INTÉRESSÉE : le livre anglais qui traite lui aussi d'un dieu externe : "Happier than God" de Neale Donald Walsch.
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Étant neutre, on est préparé à tout
Un des étudiants demandant à un grand maître d'arts martiaux : « Qu'est-ce que le mal ? », reçut comme réponse : « Il est mauvais de s'occuper du mal ».

A la question suivante : « Qu'est-ce qui est bon ? », il s'entendit répliquer : « Il est mauvais de penser à ce qui est bon ».

Devant la surprise de l'étudiant, le maître lui expliqua : « Il n'est pas nécessaire de s'occuper de ce qui est bon et de ce qui est mauvais. Il ne faut s'occuper ni de l'un ni de l'autre. Ainsi s'explique l'idée de neutralité. Ce qui est nécessaire pour la vie quotidienne, c'est Heijoshin, une condition de vie normale, qui constitue en même temps une voie noble. Grande, mais pas spéciale.
Tout devrait y être inclus. Il faut privilégier ce qui est naturel, normal.
La condition quotidienne peut souvent paraître ennuyeuse, mais un bon appétit et une bonne sécrétion, dans les conditions normales, sont indispensables pour la santé.

L'entraînement au dojo est là pour nous permettre de vérifier simplement ce problème-là. C'est comme l'air, qui ne se plaint pas, qui ne fait qu'exister et nous aide à survivre en ce monde. C'est l'idée ordinaire de ce qui est neutre, et c'est ce point là qu'on vérifie.
Si on le comprend, si on utilise cet esprit neutre du Mu Shin, tout ce qu'on fait, peindre, composer de la musique, effectuer une opération chirurgicale ou juste écouter les plaintes d'un patient… sera une réussite.

Si on veut mettre les choses en place et se fixer avant d'utiliser le sabre, on perd sa capacité de jugement ; au contraire, l'esprit vide nous permettra d'appréhender toute information, comme une éponge sèche. Dès lors, nous serons capables de prendre immédiatement la bonne décision adaptée à ce moment-là. Et uniquement pour cet instant unique, puisque les conditions changent sans cesse ».

- histoire japonaise -
Cette histoire reflète l'esprit même du tantra.

Mots utilisés et associés : bonté, jugement, maître, mental, musique, naturel, paraître, penser, problème, santé et vivre.

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Pourquoi tant de pourquois ?

Jadis vivait tranquille un mille-pattes affairé qui allait et venait sans le moindre état d'âme. Mais vint un jour où un crapaud oisif qui l'observait, le voyant passer et repasser, eut l'idée savante de lui demander dans quel ordre mathématique il actionnait ses pattes.

« Vous allez dire que je suis curieux, mais comment se suivent-elles ? Dans quel ordre ? Est-ce par paires ? Ensemble ? Séparées ? »

L'insecte interloqué salua poliment et rentra songeur dans son trou, profondément troublé par cette question imprévue. Il essaya de penser, de mettre des idées en ordre, dans un sens, et puis dans un autre, complètement déboussolé, bloqué. Et bloqué à ce point que bloqué il resta, incapable désormais de remettre ses pattes en route, si bien qu'è la fin il en mourut de faim.

Contes des sages qui guérissent – Marie Faucher, Ed. Seuil.

Rapport avec le tantra : Laissons donc nos questions superflues… car la vie est pour être vécue, non pour être analysée. Mots associés : mental, penser et vivre.

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Stella et le lutin

Une histoire de 38 pages ! Cliquer sur StellaEtLeLutin.pdf pour la lire.
Christian TAL SCHALLER  (site : santé globale)
Rapport avec le tantra : les réflexions au sujet du bonheur, de la croyance, de l'émerveillement et de la pureté.

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La tache

Lors d'une soirée mondaine, une femme d'une certaine noblesse, s'amusa visiblement pendant toute la soirée ; elle rencontra des amies qu'elle n'avait plus vues depuis longtemps, elle rit et elle dansa.
Pendant trois heures elle fut heureuse.

Au moment de partir quelqu'un, par inadvertance, renversa du café sur sa robe.
Sa réaction fut assez déconcertante… elle dit :

« Oh ! Maintenant toute ma soirée est gâchée ! »

Rapport avec le tantra : voir dictionnaire les mots attitude, croyance, mental, penser, présence et sentiment.
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Tout arrive pour le mieux !

Un roi régnait, comme tous les grands rois, entouré de nombreux conseillers. Il avait pour Premier ministre un homme plein de sagesse qui répétait toujours : « Tout arrive pour le mieux ! »
Ces paroles agaçaient son entourage qui ne comprenait pas toujours ce qu'il voulait dire. Un jour, en chassant, le roi se coupa accidentellement le petit doigt. Fou de douleur, il retourna au palais tenant sa main blessée. Lorsqu'il fut pansé, le Premier ministre, venu prendre des nouvelles, lui dit :
—   Sire, ne vous désolez pas pour la perte de votre doigt car tout arrive pour le mieux.
Le roi, déjà de fort mauvaise humeur, devint furieux en entendant ces paroles. Il ordonna à ses gardes de jeter immédiatement le ministre en prison. Quelques jours plus tard, le roi repartit seul chasser dans la forêt. Ayant lancé son cheval au galop derrière un grand cerf, il se retrouva en territoire ennemi.
Un silence lugubre régnait dans la sombre forêt. Seul, par moment, le croassement d'un corbeau invisible déchirait l'air. Alors qu'il s'apprêtait à faire demi-tour, le roi fut capturé par des guerriers féroces. Ils décidèrent d'offrir ce prisonnier en sacrifice à leur déesse de la guerre, toujours assoiffée de sang.
Mais au moment de lui couper de la tête, ils remarquèrent qu'il lui manquait un petit doigt : seuls les hommes en pleine santé étaient dignes d'être sacrifiés ; les guerriers rendirent donc sa liberté au roi qui s'empressa de rentrer chez lui.
Le roi se souvint alors des sages paroles du Premier ministre : « tout arrive pour le mieux » ; il réalisa que, s'il ne s'était pas coupé le doigt par mégarde, les guerriers lui auraient assurément tranché la tête.
Il fit relâcher son conseiller et lorsque celui-ci comparut devant lui, le roi lui demanda, curieux :
—   Si tout arrive pour le mieux, quel bénéfice as-tu tiré de ta semaine en prison ?
—   Sire, répondit le Premier ministre, j'accompagne toujours Votre Majesté partout. Si vous ne m'aviez pas fait enfermer, je vous aurai suivi à la chasse et j'aurais été capturé avec vous ! On vous a épargné grâce à votre blessure, mais moi, on m'aurait certainement coupé la tête à votre place. C'est pourquoi, Sire, il nous faut regarder au-delè des mésaventures de la vie et, même si elles nous désolent sur le moment, garder confiance, car tout arrive pour le mieux !
D'après une histoire de Sathya Sai Baba « L'âme du monde »
Sono : Il m'a fallu longtemps pour avaler, comprendre et intégrer cette fameuse métaphore.
Dans l'ABSOLU certes…
Souvent — ou parfois ? — cela n'est pas du tout le cas dans ma petite incarnation matérielle.   Mon ego a tendance à utiliser le mental pour démontrer le contraire, genre :
les forces destructrices ne font qu'accroître par la puissance de ces quelques milliers (ou centaines ?) de personnes gouvernant le monde (et qui utilisent les meilleurs psychologues et emploient
les scientifiques de pointe pour endoctriner encore plus subtilement les masses à leur gré). Est-ce que l'augmentation de la conscience humaine sera suffisante pour contrer cela un jour ?

Je ne peux donc que vous inviter à expérimenter dans votre propre vie comment chaque événement contribue ou pas à votre mieux-être…  Et si c'est non, êtes-vous
conscient de ce que vous créez autour et endéans de vous ?

À LIRE : surdoué.

Mots associés : conscience, ego, expérimenter, être, mental et vivre.

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UBUNTU – je suis parce que nous sommes…

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d'une tribu africaine.
Il a mis un panier de fruits près d'un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnait tous les fruits.
Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps… en se donnant la main !!
Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense.
Lorsque l'anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l'un d'entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu :

« Ubuntu. Comment l'un d'entre nous peut il être heureux si tous les autres sont tristes ? »

UBUNTU
Ubuntu dans la culture Xhosa signifie : « Je suis parce que nous sommes ».

– histoire racontée par un anthropologue –
Ubuntu est une notion venant de l'Afrique subsaharienne qui trouve son origine dans les langues bantoues de l'Afrique du Sud et qui depuis a été liée à l'histoire de l'apartheid.

Rapport avec le tantra : cf. nos réflexions au sujet des mots ego, jugement et personnalité.
Sujets associés : bonheur, co-opération et mental.
Texte africain associé : SA chanson.
Citation intéressante (du moins pour celle et celui qui la comprends en profondeur) : tristesse.
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Où cacher la vérité ?

Un jour les dieux se réunirent pour trouver le meilleur endroit où cacher la vérité.
Plusieurs propositions furent émises :
— Sur la plus haute montagne !
— Non, les hommes trouveront la cachette, c'est certain.
— Dans l'abîme le plus profond de l'océan.
— Non, ils la découvriront là aussi.
— Sur la face cachée de la lune alors ?
— Non, un jour ils iront même sur la lune.
Finalement la solution fut trouvée à l'unanimité :
— Il faut cacher la vérité dans le cœur de l'homme, car là, ils n'iront jamais chercher.
- histoire hindoue -
Rapport avec le tantra : cf. les réflexions au sujet de chercher (◊), cœur, l'hindouisme et de la vérité.

Vous avez une belle histoire à nous soumettre ?

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Idem si vous connaissez l'auteur non cité de l'une de celles qui figurent sur cette page. Dans ce cas, merci de penser à nous indiquer le mot clef correspondant.
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